
Atakpamé, 8 jan. (ATOP) – Le projet « approches multisectorielles et transformatrices des rites et initiations pour les droits en santé sexuelle et de la reproduction des adolescentes (PPGP2) » est parvenu à réduire de plus de 80%, le cas des grossesses dans les établissements et communautés ciblées, a déclaré, le mercredi 8 janvier à Atakpamé, le chef du projet, Dr Selom Komlan Noussoukpoé. C’était lors du bilan des activités de ce projet.
La réunion-bilan des activités est organisée par l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) avec l’appui financier du Centre de recherche pour le développement international (CRDI). Ella a réuni les points focaux, les maires de quinze communes des Plateaux, des directeurs régionaux et chefs coutumiers. L’objectif est de renforcer les mécanismes de pérennisation des acquis pour la protection des jeunes et adolescentes contre les grossesses des adolescentes et violences sexuelles au sein des communes.
Les travaux ont été essentiellement marqués par les exposés-débats, des travaux de groupe, des partages d’expériences et l’identification des stratégies à mettre en œuvre pour trouver une solution durable à la problématique de grossesses précoces et violences sexuelles. Les activités réalisées entre 2018 et 2024 ont été, entre autres, le renforcement de capacités des prestataires de soins sur l’offre des services conviviaux adaptés aux jeunes, la formation des enseignants sur l’éducation sexuelle complète, la formation et le fonctionnement effectif des comités scolaires et communautaires de prévention des grossesses précoces. Il y a eu également le renforcement des dispositifs communautaires à travers les chefs traditionnels et les autres leaders influents dans les localités du projet.
Le chef de ce projet, Dr. Selom Komlan Noussoukpoé a félicité les acteurs impliqués pour le travail abattu sur le terrain et invité chacun à poursuivre cette lutte pour le bien-être des enfants surtout des jeunes filles. Il a fait savoir que la phase de mise à l’échelle entre 2021 et 2024 a ciblé 250 collèges de 50 communes sur les 117 que compte le Togo. Il s’est agi de vulgariser l’approche multisectorielle pour la prévention des grossesses et des violences sexuelles au sein des collèges et communautés.
M. Noussoukpoé a fait savoir qu’entre janvier 2018 et juin 2021, l’on est passé d’une moyenne de 10 cas de grossesses au sein des établissements ciblés à moins de 2 cas. Il a souligné qu’à travers la synergie des interventions en milieu scolaire et communautaire, le projet est parvenu à réduire de plus de 80%, le cas des grossesses dans les établissements et communautés ciblées. Il a cité à titre d’exemple le CEG Kétao (Binah) qui, avec plus de 1200 élèves inscrit dont 652 filles, n’a enregistré aucun cas de grossesse au cours de l’année académique 2020-2021. « Zéro grossesse des adolescentes en milieu scolaire peut être donc une réalité partout au Togo », a-t-il conclu.
ATOP/KKT/BV






