Atakpamé, 14 juil. (ATOP) – Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet « renforcement de la résilience des aires protégées au Togo face au changement climatique » ont pris part à un atelier de revue annuelle, le vendredi 10 juillet à Atakpamé.
Ces acteurs sont notamment les représentants du ministère en charge de l’Environnement ; de la délégation de l’Union Européenne ; de l’Unité de Gestion du Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique (PALCC) ; de l’équipe de gestion de l’action, ainsi que des autorités administratives, civiles et traditionnelles des régions des Plateaux, Centrale, Kara et des Savanes.
L’activité entre dans le cadre du Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique, piloté par l’ONG ODIAE et ses codemandeurs JVPMR et SONGOU-MAN avec l’appui financier de l’Union Européenne. Son objectif est de faire le bilan des activités réalisées au cours de la première année d’exécution et de présenter aux acteurs le plan opérationnel des activités de la deuxième année. Il est question également de formuler des recommandations et faire des propositions des différentes parties prenantes pour une réalisation efficace des activités planifiées puis de diffuser les rapports de la première année.
Les participants ont suivi au cours des travaux des présentations qui sont axées essentiellement sur le bilan des activités exécutées au cours de la première année et sur le chronogramme de la deuxième année, suivis de débats. Ils ont également procédé à l’adoption des recommandations pour une meilleure mise en œuvre des activités de la deuxième année d’exécution dudit projet.
Le chargé de Suivi-évaluation du projet à l’ONG ODIAE, Naré M’tékounm a fait savoir qu’au cours de cette première année (octobre 2018- octobre 2019), 33 km de pistes sont réhabilitées dans le parc Fazao -Malfakassa, des matériels roulant acquis sont remis à l’administration forestière pour renforcer les patrouilles de surveillance dans les aires protégées du parc Fazao-Malfakassa et la forêt classée d’Amou-Mono. En outre, 26 initiatives de création de forêts communautaires sont accompagnées, couvrant 25000 hectares de terres forestières communautaires.
Pour la deuxième étape de mise en œuvre, il est prévu le renforcement de la surveillance des aires protégées, la construction des brigades forestières au sein de parc national Fazao-Malfakassa ; la réhabilitation des pistes ; la restauration des zones dégradées de la forêt classées d’Amou-Mono, de la réserve d’Alédjo ; des initiatives des Activités génératrices de revenus (AGR) ; le développement de l’agriculture, le maraichage et le développement du petit élevage.
Pour le préfet de l’Ogou, Akakpo Edoh, un des enjeux à relever dans le cadre du développement durable est la conciliation des objectifs de développement avec ceux de la préservation des ressources naturelles. « Au Togo, les aires protégées constituent les domaines de prédilection pour la gestion durables des ressources forestières et la conservation de la biodiversité », a-t-il ajouté. Il a remercié l’Union Européenne pour son appui financier qui a permis la délimitation consensuelle des aires protégées telles que Amou-Mono, Alédjo, Abdoulaye, Oti-Kéran, et Oti-Mandouri.
Le directeur de l’Environnement, Thiyu Kohoga Essobiyou a pour sa part indiqué que cet atelier s’arrime au PND et au cadre d’investissement pour l’environnement et la gestion des ressources naturelles. Il a pour cela demandé aux participants de mieux examiner le rapport pour ressortir les insuffisances et faire des propositions d’amélioration. ATOP/MLS/AR






