
Atakpamé, 19 mars (ATOP) – Un atelier de formation des formateurs relais sur la sensibilisation au port obligatoire de casque s’est déroulé, le mercredi 18 mars à Atakpamé, à l’endroit des acteurs impliqués dans la gestion de la sécurité routière de la région des Plateaux.
La rencontre a regroupé des agents de la direction de la sécurité routière, des responsables de syndicats des transporteurs, des représentants du secteur de l’éducation ainsi que des professionnels de la santé et des médias. Elle est organisée par le ministère des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre de la campagne nationale de sécurité routière au Togo.
L’objectif est de renforcer les capacités de ces acteurs afin qu’ils deviennent des relais efficaces dans la sensibilisation des populations sur le port obligatoire du casque.
Les travaux ont été animés par Marc Freitas, consultant en sécurité routière. Il a entretenu les participants sur des modules, entre autres, les causes des accidents sur le plan national et spécifiquement dans la région des Plateaux en mettant en exergue le relief accidenté. Il les a également édifié sur la coordination multisectorielle, l’approche « Safe System », qui prône une responsabilité partagée entre les différents acteurs du système de transport, ainsi que sue la problématique spécifique du port du casque de moto au Togo.
M. Freitas a mis l’accent sur l’importance d’une communication adaptée et de proximité pour toucher efficacement les communautés. Il a fait savoir que la sécurité routière est un sujet récurrent sur lequel les autorités du pays en l’occurrence le Président du Conseil se bat au quotidien pour réduire les accidents voire atteindre zéro cas d’accident. Il a indiqué qu’au premier trimestre de cette année, la ville d’Atakpamé a déjà enregistré 48 décès liés aux accidents. Il a rappelé le rôle crucial des formateurs relais dans la diffusion des messages de prévention pour véritablement réduire ce fléau.
Le maire de la commune Ogou 1, Dr Kassamanda Komlan a salué l’initiative qui, selon lui, contribue à la réduction des accidents de la route dans la région. Il a insisté sur la nécessité de mesures complémentaires, notamment la construction de dos d’âne sur la route nationale n°1 (RN1) au niveau de la traversée de la ville d’Atakpamé. « Une telle infrastructure permettrait de ralentir la circulation et de limiter les risques d’accidents souvent dramatiques dans cette zone », a-t-il souligné.
ATOP/KKT/BV






