
Sokodé, 12 déc. (ATOP) – Quinze femmes leaders, membres des groupements/coopératives féminins des cinq préfectures de la région Centrale, sont en atelier de renforcement de capacités en Information éducation et communication pour un changement de comportement (IEC/CC) du 12 au 14 décembre à Sokodé.
Cet atelier est organisé par le ministère de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation. Il s’inscrit dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT), lequel entend contribuer à la sécurité alimentaire, à la croissance économique nationale et à l’épanouissement des Togolais. L’autonomisation de la femme en général et celle des femmes du milieu rural étant l’épine dorsale du PAFeRT, il est prévu un certain nombre d’activités en leur faveur, lesquelles devront concourir à l’atteinte de l’objectif fixé.
L’une de ces activités est le présent renforcement de capacités. L’objectif est de former les noyaux de formatrices dans les localités du projet sur les techniques d’animation et de sensibilisation pour un changement de comportement volontaire. Il s’agit, spécifiquement, de donner aux participantes une formation pratique sur la technique et méthodologie d’animation d’un thème socio-éducatif. Cet atelier vise également à partager les thèmes de sensibilisation prioritaires et échanger sur les contenus à développer lors des sensibilisations à partir des boîtes à images. Il permettra aussi de procéder à des simulations et exercices pratiques avec des boîtes à images.
Ces noyaux ainsi formés devront animer à leur tour des séances d’information, d’éducation et de communication de sensibilisation en faveur des autres femmes membres des groupements et coopératives et toutes les communautés sur des sujets d’actualités et d’importance capitale aux femmes en lien avec les objectifs du projet. Parmi les sujets de sensibilisation, le projet a retenu : les pesanteurs socio-culturelles négatives, l’épanouissement de la femme à travers des activités génératrices de revenus, les valeurs de la vie en couple, les conditions de réussite et de cohésion de la vie en famille, la conciliation entre les activités entrepreneuriales et la vie de famille.
Le coordonnateur national du PAFeRT, Roger Gnassengbé a fait savoir que « la réalisation de cette activité est motivée par la certitude selon laquelle, la mauvaise compréhension de ces problématiques constitue un véritable goulot d’étranglement à l’épanouissement et à l’autonomisation de la femme ». Il affirmé qu’en dépit du rôle clé joué par les femmes rurales dans le développement économique du pays à travers le secteur agricole, celles-ci éprouvent d’énormes difficultés à réaliser leur plein potentiel et à bénéficier réellement des fruits de leur labeur. Cette situation, explique M. Gnassengbé, est due, entre autres, au manque d’informations et de formations auquel elles font face ainsi que leur accès difficile à la technologie. « C’est dans le souci de les aider à réaliser leur plein potentiel et en droite ligne avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025, que le ministère en charge de la promotion de la femme a élaboré et met en œuvre le PAFeRT », a-t-il souligné.
ATOP/MEK/AJA






