
Tchamba, 27 nov. (ATOP) – La campagne nationale de vaccination préventive contre le cancer du col de l’utérus a démarré, le lundi 27 novembre dans le district sanitaire de Tchamba, pour 5 jours.
Cette initiative du gouvernement vise à réduire les taux de morbidité et de mortalité lié à ce fléau, en vaccinant les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans. Il est question également de sensibiliser la population sur ce mal afin qu’elle prenne conscience de l’importance de la campagne en cours.
Au total, 13.646 doses de vaccin bivalent « Cervarix » sont mises à la disposition dudit district sanitaire, pour atteindre au moins 13.250 jeunes filles. A part les centres de santé où se déroule la vaccination, des équipes sont déployées également dans les établissements scolaires, les marchés, les places publiques et lieux de cultes de la préfecture. Les jeunes filles se font administrer le vaccin, en dose unique, ce qui les protège désormais contre le Virus du papillome humain (VPH) responsable, en grande partie, du cancer du col de l’utérus. Elles bénéficient également de conseils sur l’hygiène menstruelle et la puberté, afin d’éviter les infections au VPH.
Les autorités administratives, au-devant desquelles, le préfet de Tchamba, Issaka Laguebande, se sont rendues sur quelques sites de vaccination pour s’assurer que les dispositions idoines sont prises pour la réussite de la campagne. Le préfet a encouragé la population à adhérer massivement à cette opération pour le bien-être des jeunes filles.
Le point focal du Programme élargi de la vaccination (PF PEV) du district sanitaire de Tchamba, Doni Gbéguiboabe a indiqué que ce vaccin est sûr et efficace, contrairement à certaines rumeurs qui ont tendance à dissuader la population. Il a rappelé que le vaccin a été utilisé en 2015 et 2016 (en 2 doses d’intervalle de 6 mois) à Tchamba, dans le cadre de la phase pilote de son introduction dans le Programme élargi de vaccination (PEV). L’introduction, prévue initialement pour 2020, a été retardée en raison de la situation liée à la COVID-19.
Adhésion de la population
Sur le terrain, on peut constater le bon déroulement de la campagne. Malgré les spéculations faites sur ce vaccin, les parents sont favorables à la vaccination de leurs filles pour les protéger contre le fléau. « Je sais ce que le cancer du col de l’utérus cause comme dégâts chez la femme, je ne peux pas rater cette belle occasion de faire vacciner ma fille. Je suis plus tranquille maintenant qu’elle est protégée », a déclaré Mme Egboou Marcelle, commerçante. Pour M. Atchassibini Kpatcha, enseignant, il faut féliciter le gouvernement pour cette initiative, car les vaccins étaient disponibles, mais leur coût élevé constituait un sérieux handicap pour la majorité de la population. « Avec cette campagne gratuite je crois que la bataille contre le cancer du col de l’utérus est déjà gagnée », a-t-il affirmé.
ATOP/JK/MEK






