
Lomé, 25 mars (ATOP) – L’association FemSansCancer (FSC) a organisé, le mardi 24 mars à Lomé, un séminaire sur la prise en charge des cancers féminins pour faire l’état des lieux et améliorer les actions liées à la maladie.
Le séminaire est initié en collaboration avec l’association Leman-Togo (une association togolaise basée en Suisse). Il vise à contribuer à l’amélioration de la prise en charge des cancers féminins à travers l’identification des obstacles, l’analyse des défis et la valorisation des opportunités d’actions liés aux cancers du sein, du col de l’utérus, de l’ovaire et de l’endomètre.
La gynécologue obstétricienne de l’association FSC à l’hôpital privé Isis, Dr Agbo Adissétou a, dans sa communication, indiqué que « le cancer de col de l’utérus représente une cause majeure de mortalité féminine avec plus de 400 décès par an pour environ 600 cas ». Elle a évoqué que les cancers féminins présentent un défi important en raison du diagnostic souvent tardif, du faible niveau de sensibilisation, de l’accès limité aux soins et du coût élevé des traitements. Ces difficultés, souligne-t-elle, sont renforcées par des facteurs socioculturels et une prévention encore insuffisante. « Pourtant, des perspectives se dessinent par un engagement politique et institutionnel, à l’introduction de la vaccination contre le papillomavirus (HPV), au développement des infrastructures avec la création du Centre international de cancérologie de Lomé (CICL), ainsi qu’aux partenariats internationaux, à la mobilisation communautaire et aux innovations technologiques », a mentionné Dr Agbo.
La gynécologue a souligné la nécessité de renforcer la prévention par la vaccination HPV à grande échelle, de développer l’éducation sanitaire, de généraliser et de décentraliser le dépistage, tout en rendant les traitements plus accessibles par la subvention des soins et des partenariats public-privé.
Le chirurgien cancérologue, Dr. Sambiani Damigou Mawuli a relevé l’ampleur du problème en indiquant que les cancers féminins demeurent des pathologies fréquentes en Afrique subsaharienne, avec une prise en charge souvent complexe et individualisée selon le type de cancer et le profil de chaque patiente. « Le dépistage joue un rôle essentiel dans la prévention, car une détection précoce permet d’améliorer considérablement l’efficacité du traitement et d’assurer une prise en charge plus adaptée », a-t-il dit.
ATOP/SI/DHK






