
Lomé, 21 sept. (ATOP) – Le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation a organisé, le jeudi 21 septembre à Lomé, un atelier de validation du protocole de prise en charge des victimes de Violences basées sur le genre (VBG) au Togo.
Le document a été élaboré en collaboration avec les ministères chargés de la Santé, de la Sécurité, de la Justice, et des Enseignements primaires et secondaires. L’atelier a mobilisé les participants des différents ministères et des associations et ONG travaillant sur les questions de genre. Il a pour objectif de faire un examen critique du document de protocole et ses outils de mise en œuvre afin de formuler des suggestions et recommandations en vue de l’enrichir.
Le protocole de prise en charge présenté par la directrice générale genre et promotion de la femme, Mme Gnansa Bénédicte, fixe le cadre méthodologique de la prise en charge des victimes et permet aux différents acteurs intervenants de disposer d’un outil de référence pour l’harmonisation des démarches et pratiques dans la délivrance des prestations en faveur des victimes. Il comprend trois types de prestations essentielles, à savoir la prise en charge médicale et psychiatrique, la prise ne charge psycho sociale et la prise en charge judiciaire. Son aboutissement va faciliter le travail aux acteurs et permettre aux victimes de bénéficier d’un paquet de services intégrés et complémentaires de qualité.
La ministre en charge de l’Action sociale, Mme Apedoh-Anakoma Adjovi Lolonyo a rappelé les outils élaborés par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre les VBG dans le souci d’assurer un environnement protecteur pour les personnes vulnérables. Elle a cité, entre autres, l’adoption du code des personnes et de la famille, du code de l’enfant et de la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel. Sur le plan institutionnel, la ministre relevé la mise en place des lignes vertes « 8284 » pour les VBG, « 8255 » pour le milieu scolaire et « 1011 » pour la protection des enfants. A cela s’ajoutent, la création des centres d’écoute pour la prise en charge des victimes de VBG, des maisons de la femme, des maisons de justice, des centres intégrés « One Stop Center », et des centres de prise en charge des enfants victimes de violences.
La VBG selon les Nations Unies est « tout acte de violence sexiste qui cause ou est susceptible de causer à la victime une atteinte à son intégrité ou une souffrance physique, sexuelle ou psychologique, y compris la menace d’un tel acte, la contrainte et la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».
ATOP/KYA/TGB






