
Lomé, 28 fév. (ATOP)- Les activités du FESPACO se poursuivent dans la capitale du Faso. Les ambassadeurs togolais se sont consacrés à intensifier, le mardi 25 février, la promotion de la culture togolaise à travers leur stand, la projection du film « Ankara, l’héritage des Nanas Benz » de Sitou Ayité et le pitch de Marcelin Bossou sur son film Broken Drums.
Le film Broken Drums de Marcelin Bossou n’est pas encore sorti. Mais l’enjeu était de taille pour le réalisateur togolais ; il était mardi face à un jury pour le convaincre de lui attribuer le prix Yennenga postproduction afin de terminer le film. A l’en croire, tout s’est bien passé : « le pitch s’est bien passé ; on a montré quelques séquences du film au jury qui l’a apprécié, le public aussi a apprécié; on a eu des échanges, des questions-réponses avec le jury sur comment le projet est né, quels sont les moyens dont nous avons disposés pour tourner le film, de quoi nous avons besoin pour terminer le film ; à la fin du FESPACO, notre palmarès sera connu ».
Pour avoir une idée sur ce film, M. Bossou indique que « Broken drums est un long métrage fiction d’environ deux heures qui aborde le problème de l’immigration clandestine associé à l’esclavage et qui met en scène une jeune fille du nom de Manu ; Manu qui rencontre pour la première fois son père, un certain Simon, grand percussionniste de son état mais qui avait émigré clandestinement en Europe et qui est revenu ; et cette rencontre va réveiller des démons, des souvenirs qui ont causé des malédictions sur la famille et qui aujourd’hui impactent la vie de cette famille. Donc qu’est-ce que cette fille va faire pour exorciser ces malédictions, c’est de cela que mon film parle ».
Le film « Ankara, l’héritage des Nana Benz » a été projeté dans la catégorie Série. Il s’agit de l’histoire de Ruth, petite fille de Nana Benz, elle est attirée par le pagne et voudrait devenir styliste ; mais sa maman veut faire d’elle une pharmacienne. Quel est le mystère que cache cette maman ? Comment Ruth va-t-elle convaincre sa mère pour réaliser son rêve ? Voilà une histoire pleine d’énigmes, une histoire à rebondissement dans laquelle Ayité plonge les cinéphiles.
Le Togo et sa culture sont bien visibles à cette édition 2025 du FESPACO. Outre les six films en compétition, les visiteurs du Marché International du Cinéma et de l’Audiovisuel africains (MICA) apprécient la bonne organisation du Togo par rapport à son imposant stand. Que cette organisation, signe des efforts du gouvernement, saluée également par les réalisateurs togolais, soit couronnée de succès à la fin de la compétition.
Outre les prix officiels de cette 29e édition du FESPACO, 22 prix spéciaux d’une valeur de 97 millions de FCFA seront décernés. Ces prix spéciaux proviennent de 19 donateurs qui veulent soutenir le cinéma africain. La remise des différents prix est prévue le vendredi 28 février, avant la cérémonie de clôture samedi.
ATOP/TD (source : Radio Kara)






