Lomé, 2 sept. (ATOP) – Vingt-quatre experts boulangers formés au métier de producteur du pain de mie aux farines locales, du 25 au 29 juillet à Baga dans la préfecture de Doufelgou, ont reçu leurs attestations le vendredi 2 septembre à Lomé.
Ces récipiendaires formeront à leur tour 500 autres boulangers de 15 préfectures du Togo à la production du pain à base de produits locaux comme le manioc, le maïs, le sorgho et le soja. L’objectif est de renforcer les capacités des boulangers sur cette nouvelle technique de production. Il s’agit aussi de juguler les difficultés d’approvisionnement en farine de blé et de faire la promotion de la consommation du pain local.
Durant la seconde phase de cette formation, les 500 boulangers seront outillés sur la production de pain mie aux farines locales pour sa commercialisation et les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. Ces sessions de formation se dérouleront du 15 septembre au 15 octobre prochain. Ces boulangers formés seront appelés à enseigner la production du pain local à leurs apprentis.
Cette formation est initiée par le ministère délégué chargé de l’Enseignement technique et de l’Artisanat en collaboration avec le ministère en charge du Commerce et l’Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL).
Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement technique, Ikeke Kossi Assedi a exprimé sa gratitude à l’OADEL pour son engagement aux côtés du gouvernement dans la promotion de la consommation locale. Il a encouragé les producteurs dans leur engagement dans ce processus qui contribuera à la promotion de la consommation locale.
Pour le directeur de l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP), Emile Kossi Nguissan, l’idée de la formation est qu’à terme, lorsqu’un jeune togolais rentre en apprentissage dans une boulangerie qu’il puisse apprendre à fabriquer le pain local. Actuellement, dit-il, la formation concerne le sorgho, le manioc et le soja mais les travaux sont en cours pour élaborer d’autres outils pédagogiques concernant les autres types de farine. M. Nguissan a précisé que le taux d’incorporation de la farine locale est aujourd’hui à 15%, il y a des recherches qui se poursuivent afin de permettre au pays d’arriver à des taux intéressants.
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