Lomé, 12 avr. (ATOP) – Un atelier de formation des formateurs sur la lutte contre la traite des personnes au Togo réunit, du 11 au 15 avril à Lomé, vingt Officiers de police judiciaire (OPJ) venus de Lomé et de l’intérieur du pays.
La formation se situe dans le cadre « Projet d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée », exécuté par Expertise France, avec le financement de l’Union Européenne et de la France. Elle a pour objectif de renforcer les capacités de ces OPJ afin qu’ils puissent à leur tour former leurs pairs sur la traite des personnes au Togo.
Les participants seront instruits sur le contexte général et spécifique de la traite des personnes ; le cadre juridique et institutionnel ; la détection, l’identification, la protection et l’assistance des victimes. Ils approfondiront également leurs connaissances sur les poursuites pénales, la coopération et l’extradition en matière de lutte contre la traite des personnes. Ces OPJ apprendront aussi les techniques de formation.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Col. Akobi Messan a fait savoir que la traite des personnes est devenue un sujet inquiétant au Togo devenu à la fois un pays d’origine, de transit et de destination des victimes de la traite qui sont majoritairement des femmes et des enfants. « Dans la lutte contre ce fléau au plan national, le gouvernement, en collaboration avec les organisations internationales et nationales, a pris et continue de prendre un certain nombre de mesures aux plans législatif, institutionnel, administratif et social, en lien avec les engagements régionaux et internationaux sur la prévention des vulnérabilités, la poursuite des auteurs, la protection des victimes et la coopération », a-t-il précisé. Col. Akobi a cité, entre autres mesures, le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la commission nationale de lutte contre la traite des personnes au Togo ; l’arrêté interministériel portant nomination des membres de la commission nationale de lutte contre la traite des personnes au Togo et l’adoption de la loi du 24 novembre 2015 portant nouveau code pénal et la loi du 6 juillet 2007 portant code de l’enfant.
D’après le chargé de projet Togo/Bénin d’Expertise France, Kodjovi Wilfried Agbo, pour que les poursuites pénales puissent répondre efficacement, il convient que les acteurs de la chaine pénale soient bien formés, notamment sur l’infraction de traite. « Nous pensons que des sessions de formation continue des acteurs concernés sur les questions de traite (cadre juridique, techniques d’enquête, indicateurs de traite, prise en charge des victimes) à travers la mise en place d’un pool de formateurs leur permettra d’être plus efficaces dans leur travail de protection des victimes et de poursuite des auteurs », a-t-il dit.
Lancé depuis janvier 2020 au Togo, ce projet appuie cinq autres pays partenaires, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Ghana et le Nigeria dans le renforcement de leurs actions et de leurs capacités pour une lutte ciblée et efficace contre la traite des êtres humains.
ATOP/OAF/BA






