
Lomé, 13 nov. (ATOP) – L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) bureau Togo a démarré, le jeudi 13 novembre à Lomé, un atelier national de suivi-apprentissage, à l’intention des Organisations paysannes de producteurs forestiers et agricoles (OPFA), bénéficiaires du projet Mécanisme forêt et paysan, en anglais « Forest and farm facility» (FFF).
Cet atelier de deux jours s’inscrit dans un processus collectif de capitalisation des résultats, d’apprentissage et de renforcement des capacités de ces producteurs. Il servira également de cadre de planification stratégique des actions sur le terrain.
En novembre 2024, 20 OPFA, sélectionnés sont rentrés en possession des subventions directes la FAO pour démarrer des activités. Ces subventions ont été octroyées pour soutenir des initiatives locales visant à restaurer les paysages forestiers, promouvoir l’agroécologie, renforcer la gouvernance interne des organisations et améliorer les moyens de subsistance des communautés rurales.
Ces actions s’inscrivent dans les quatre résultats phares du FFF, qui vise à renforcer les capacités des OPFA pour jouer un rôle central dans la gestion durable des ressources naturelles tout en contribuant à la résilience climatique et à la sécurité alimentaire.
Ainsi, l’atelier de suivi-apprentissage a pour objectif principal de faire le point sur la mise en œuvre des projets de ces OPFA. Principalement, il s’agit d’évaluer les résultats obtenus par les partenaires sur le terrain ; d’identifier les réussites, les difficultés rencontrées et apporter des pistes d’amélioration. Il entend aussi favoriser le partage d’expériences entre les OPFA des cinq régions du pays. Il sera question in fine, de produire le rapport national 2025, qui servira de rapport annuel de la mise en œuvre du FFF au Togo.
« Le Togo est confronté aux défis majeurs du changement climatique et de la dégradation des terres. C’est dans ce contexte que le Mécanisme forêts et paysan (FFF) prend tout son importance », dit le secrétaire général du ministère chargé des ressources Forestières, Col. Aoufoh Dimizou. Le FFF ajoute -t-il n’est pas un projet, mais un mécanisme stratégique reliant la base paysanne aux grandes ambitions du pays ; il est le moteur qui permet de concrétiser sur le terrain, les engagements internationaux de restauration des Paysages forestiers africains. M. Aoufoh souligne qu’en structurant les organisations de producteurs, le FFF assure la production des plants de qualité et la mise en œuvre durable de systèmes agroforestiers qui régénèrent les écosystèmes.
Le chargé de bureau de la FAO au Togo, Dr. Djiwa Oyétoundé, a indiqué que ce processus de suivi-apprentissage est une démarche participative qui place tous les partenaires au cœur de l’analyse. Il a précisé qu’il ne s’agit pas seulement de rapporter des chiffres, mais de raconter l’histoire de changements, des impacts que les OPFA ont initiés dans les communautés. « Vos témoignages, vos innovations, vos défis et vos solutions sont autant de ressources précieuses pour améliorer cette approche participative », a laissé entendre M. Djiwa.
L’atelier s’est déroulé en présence du président du conseil d’administration de la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), Koudjo Moussou, qui a invité les participants à faire preuve de créativité et d’engagement tout au long de cet atelier, « car leurs contributions sont essentielles pour produire un rapport Togo 2025 qui reflète les avancées et les ambitions pour l’avenir ». ATOP/AR/BA






