Lomé, 6 oct. (ATOP) – Le chef de la délégation de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, Rémy Ngoy Lumbu, en conférence de presse, le jeudi 6 octobre à Lomé, a encouragé « le gouvernement à poursuivre ses bonnes actions en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme ».
La délégation en fin de mission de quatre jours au Togo a apprécié « de nombreux développements positifs caractérisés par une volonté politique et un engagement réel manifesté par les plus hautes autorités du pays en faveur de la promotion et la protection des droits de l’Homme des populations togolaises ». Selon le chef de la délégation, les avancées enregistrées sont relatives aux lois déjà adoptées et d’autres en étude au parlement et au gouvernement « dont l’impact sur l’amélioration de la vie des Togolais est indéniable ». M. Ngoy Lumbu a évoqué également l’élargissement du mandat de la Commission nationale des droits de l’Homme et du médiateur de la République, la mise en service de numéros verts et de centres d’écoute pour les femmes victimes de violences sexuelles, domestiques et de violences basées sur le genre. D’autres points de satisfaction d’après le chef de la délégation sont relatifs à l’amélioration des conditions alimentaires des détenus à la prison civile de Lomé et dans les autres prisons, l’abolition de la peine de mort et des accords signés avec les pays limitrophes pour lutter contre le phénomène des enfants travailleurs.
Au-delà des avancées, la Commission a relevé certaines « préoccupations » notamment la non ratification par le Togo, à la date du 29 septembre 2022, de quelques instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, entre autres, le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique et le protocole facultatif à la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. M. Ngoy Lumbu a évoqué aussi la question de surpopulation carcérale « spécialement à la prison civile de Lomé », la non adoption de la loi sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme, les différentes entraves dans le contexte sécuritaire de la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la Covid 19 notamment des atteintes aux libertés fondamentales en démocratie. La délégation a invité tous les acteurs à travailler en synergie et à continuer à apporter leur soutien aux efforts du gouvernement.
Du 3 au 6 octobre, la délégation composée des commissaires Marie-Louise Abomo et Idrissa Sow et du président Rémy Ngoy Lumba a effectué une série de rencontres avec les autorités togolaises, des parlementaires, des représentants des organisations de la société civile, des défenseurs des droits de l’Homme, des professionnels des médias et les organisations internationales. Elle a également visité la prison civile de Lomé et la Plateforme industrielle d’Atétikopé (PIA).
La mission avait principalement pour objectif de recueillir des informations sur la situation générale des droits de l’Homme dans le pays. Cette mission au Togo est la troisième après 2008 et 2012.
ATOP/AJA/OAF






