
Niamtougou, 15 juin (ATOP) – Quinze formateurs des écoles et centres de formation agropastorale des Savanes et de la Kara ont suivi une formation sur la réhabilitation des terres dégradées à base des techniques endogènes de la gestion intégrée de la fertilité des sols et des plantes fertilisantes, du 10 au 13 juin à Baga, dans la commune de Doufelgou 1.
La formation organisée par le ministère de l’Environnement et des ressources forestières, avec l’appui technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du PNUD s’est déroulée au Centre international de développement agropastoral (CIDAP). Elle entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Gestion durable des terres et des écosystèmes des zones semi-arides du Nord-Togo (GDTE-NT) », dans sa composante 2 : « Renforcement des investissements durables pour la restauration des terres et des paysages forestiers dégradés et protection de la biodiversité dans les grands espaces agro-sylvo-pastoraux au Nord du Togo ».
L’objectif est de faire des formateurs des centres agropastoraux, des ambassadeurs du changement pour restaurer les écosystèmes dégradés et améliorer durablement la sécurité alimentaire.
Durant les travaux, les participants ont renforcé leurs connaissances en techniques de fabrication des biofertilisants liquides, des bio-intrants et du compostage traditionnel. Ils ont été formés sur l’agriculture biologique et l’agroécologie durable, la défense et la restauration des sols via la lutte écologique, agronomique et physique efficace et résiliente, ainsi que sur les arbres fertilitaires et l’agroforesterie (culture en couloir et le système Taungya).
La formation a été sanctionnée par la remise des attestations aux participants, par le spécialiste en GDTE-NT, Cdt Kpabéba Madjouliba. Il a salué leur engagement à contribuer à la restauration des paysages dégradés et insisté sur leur rôle dans la transmission et la vulgarisation de ces savoirs au sein des zones rurales. « Vous possédez désormais les outils nécessaires pour accompagner les producteurs dans la régénération de leurs terres, tout en valorisant leurs pratiques agricoles endogènes et durables », a-t-il dit.
Les bénéficiaires, dans une atmosphère empreinte de joie, ont exprimé leur gratitude au MERF et ses partenaires qui ne ménagent aucun effort en matière de réhabilitation des écosystèmes des zones dégradées. Ils les ont rassurés qu’ils vont appliquer les pratiques apprises dans leurs milieux respectifs pour contribuer à mieux gérer les ressources naturelles et à améliorer la productivité agricole.
ATOP/SG/TAL/JK






