
Lomé, 21 août (ATOP) – Le Togo a procédé à une révision à la baisse de plusieurs redevances appliquées par l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), avec des réductions pouvant atteindre 99 % sur certaines prestations. La mesure concerne notamment la délivrance et le renouvellement du permis d’exploitation aérienne, l’immatriculation des aéronefs ainsi que plusieurs prestations destinées au personnel navigant.
Le coût de délivrance du permis d’exploitation aérienne (PEA ou AOC) passe ainsi de 215 millions à 3,5 millions de francs CFA, tandis que son renouvellement est ramené de 108 millions à 1,4 million de francs CFA.
Les tarifs liés à l’immatriculation des aéronefs connaissent également une importante diminution, passant de 18,9 millions à 1,75 million de francs CFA. Le renouvellement du certificat de navigabilité est, pour sa part, ramené de 18,7 millions à 1,5 million de francs CFA.
La baisse des coûts d’immatriculation va permettre de renforcer les capacités nationales en matière de suivi technique des aéronefs enregistrés sous le pavillon togolais, notamment à travers la délivrance des certificats de navigabilité, la gestion des licences du personnel navigant et la surveillance des opérations. D’autres baisses, comprises entre 40 et 90 %, concernent les redevances liées notamment aux examens et à la délivrance de documents au personnel navigant de l’aviation civile, dont les licences de pilote et de steward.
Ces révisions visent à réduire les coûts liés à l’accès au marché aérien togolais et à favoriser l’installation ou le développement d’activités dans le secteur. Elles concernent notamment les procédures d’obtention de l’AOC et d’immatriculation des aéronefs au Togo.
La mesure intervient dans un contexte où les autorités togolaises cherchent à renforcer la position de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) et à développer les activités aéronautiques à partir de Lomé. Elle pourrait notamment faciliter l’ouverture de nouvelles lignes et l’arrivée de nouveaux opérateurs, ainsi que le développement d’activités liées à la maintenance et à la formation.
A moyen terme, la réforme est également présentée comme un levier pour développer les compétences nationales dans les métiers de l’aéronautique et favoriser la création d’emplois dans le secteur.
Cette révision fait suite aux orientations données à l’issue de la Convention et exposition africaines du transport aérien, tenue à Lomé du 15 au 19 juin 2026, consacrée notamment aux enjeux du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA).
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