
Lomé, 15 juin (ATOP) – La représentation nationale du système des Nations Unies, en collaboration avec l’Union Européenne au Togo, a organisé, le mercredi 14 juin à Lomé, une conférence de plaidoyer à l’intention des parlementaires togolais, pour inviter le Togo à ratifier la convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, dont il est signataire depuis 2005.
Placée sous le thème « Promouvoir l’universalisation et la mise en application effective de la convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire », cette réunion de plaidoyer est organisée dans le cadre d’un projet conjoint de l’Union Européenne et des Nations Unies.
Ce projet est initié par le Centre des nations unies pour la lutte contre le terrorisme (UNCCT) et l’Office des nations unies contre la drogue et le crime. Le projet permet aux Etats membres qui en font la demande, de renforcer leur cadre juridique et d’améliorer leur sécurité nucléaire.
La présente réunion vise à promouvoir la mise en œuvre effective de la convention internationale relative à la répression des actes terroristes. Elle a pour but de faire comprendre aux parlementaires l’importance de la ratification de cette convention et favoriser sa mise en œuvre efficace.
Le directeur de l’UNCCT et chef de la branche des projets spéciaux et de l’innovation, bureau de lutte contre le terrorisme, Mauro Miedico s’est adressé aux parlementaires togolais par visio-conférence depuis les USA. Il a indiqué que l’adhésion universelle à cet instrument juridique demeure un objectif essentiel pour faire face aux menaces actuelles et future. Le directeur a précisé que cette convention facilite la coopération internationale, notamment l’échange d’informations, les poursuites judiciaires et surtout la prévention. « J’espère que l’évènement d’aujourd’hui permettra au Togo de considérer la ratification de cette importante convention », a souhaité le directeur.
Le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo, Joaquin Vilallonga a relevé le risque que des terroristes accèdent à des matières nucléaires et radiologique constitue une menace importante pour l’humanité, ainsi que pour la paix et la sécurité internationale. « Nous réitérons l’invitation lancée au Togo de ratifier la convention internationale pour la répression des actes terroristes nucléaires, afin qu’ensemble nous puissions renforcer l’architecture internationale de la sécurité nucléaire dans le monde entier. L’Union Européenne espère voir la communauté des Etats-parties à la convention internationale pour la répression des actes terroristes nucléaires se développer encore davantage dans les années à venir. Nous comptons sur le partenariat fort avec le Togo pour y parvenir », a fait savoir le chef de la délégation de l’UE au Togo.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan a informé que le Togo a enrichi son arsenal juridique par l’adoption le 4 juin 2020, d’une loi relative à l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire. « Je vous rassure de notre volonté à œuvrer de concert avec l’ensemble du système des nations unies pour diversifier nos axes de partenariat, en vue de renforcer davantage nos engagements sur les questions d’intérêts communs », a fait comprendre Mme Tsègan.
Cette conférence s’est déroulée en présence de la coordonnatrice résidente du système des Nations unies (par intérim) au Togo, Dr. Fatoumata Diallo qui précise que cette rencontre vise non seulement à promouvoir l’adhésion à cette convention, mais aussi à mettre en valeur la coopération fructueuse entre les Etats membres de l’ONU et l’UE dans le domaine de la lutte contre le terrorisme nucléaire.
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