La vente illicite du carburant observée à Kara tout comme dans les autres villes du Togo constitue un fait récurent et un problème d’insécurité. Cette activité commerciale comporte des risques en l’occurrence le risque d’incendie. Les vendeurs et les usagers en sont conscients.
Le commerce illicite de carburant est souvent source d’incendie. Des pertes en vies humaines et des dégâts matériels enregistrés ici et là sont souvent constatés par les services de sécurité et de protection civile. A Kara, la voie menant de Radio-Kara à Wakada (environ 800 mètres) dans le quartier Dongoyo, l’on peut dénombrer plus d’une dizaine d’étalages de vente illicite du carburant. Les vendeurs exposent à l’air libre des bouteilles de carburant empilées dans des casiers confectionnés en bois ou dans des bidons de 25 litres coupés en deux. Une mauvaise manipulation ou conservation de ce liquide inflammable, et un incendie est vite arrivé, et bonjour les dégâts.
Gnimdou, l’un des vendeurs dit être conscient du danger de cette activité. Il raconte l’histoire malheureuse de son ami Tchaa : « La preuve est que dans le canton d’Awandjelo à la sortie de Kara mon ami Tchaa a été récemment brulé vif suite à l’incendie déclenché dans son kiosque de carburant. J’étais témoin. On n’a pas pu le sauver ». Il donne les raisons qui l’obligent à continuer cette activité malgré les mauvaises expériences : « Le fait de rester sans rien faire, je suis obligé de me livrer à cette activité en dépit de tous les risques que cela comporte ». Il dit toujours prendre des dispositions nécessaires pour éviter tout désagrément.
Toyou, 26 ans, conducteur de taxi-moto, bien habillé sur son engin correctement entretenu, relève les dangers de cette activité : « Moi, je n’achète pas ce carburant. Il suffit d’une mauvaise manipulation pour tout brûler ». Il a renchéri que parfois lorsqu’il y a incendie causé par la mauvaise manipulation de ce carburant, l’entourage subit les conséquences.
Didier, conducteur de taxi moto, mal habillé, affirme que, lui préfère acheter le carburant de rue. Il estime qu’à la station d’essence il y’a de la triche. Il reconnait tout de même que ce carburant est d’une qualité douteuse et est souvent source d’incendie.
Tout travail vise à épanouir le travailleur. Cependant, toute activité génératrice de revenus qui constitue un danger pour soi et pour les autres doit être évité.
ATOP/KKT






