
Dapaong, 21 oct. (ATOP) – Des maçons, plombiers et ferrailleurs de la région des Savanes se forment, du 19 au 24 octobre à Dapaong, aux techniques de construction et d’entretien des fosses septiques écologiques et des puisards non vidangeables.
Cette formation vise à promouvoir des solutions d’assainissement moins coûteuses, durables et respectueuses de l’environnement. Elle est organisée par la Chambre régionale de métiers (CRM) des Savanes, avec le financement du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP). Cette activité bénéficie de l’appui technique du cabinet Institut technique et professionnel – Carrefour des leaders (ITP Carrefour des Leaders).
Les participants apprennent les techniques de réalisation de ces ouvrages, notamment l’installation de bacs dégraisseurs, de filtres à sable et de puisards adaptés. Le dispositif vise à améliorer le traitement des eaux usées et, sous certaines conditions, à favoriser leur réutilisation pour l’agriculture. À l’issue de la formation, les artisans qualifiés seront certifiés afin de proposer des prestations répondant aux exigences sanitaires et environnementales.
Le secrétaire général de la préfecture de Tône, Kombaté-Sanwogou Soukipiéba, a fait savoir que cette initiative contribue à l’amélioration du cadre de vie et à la protection de la santé publique. Il a rappelé que la mauvaise gestion des eaux usées favorise la pollution des sols et des ressources en eau, tout en exposant les populations à diverses maladies. « Vous êtes des acteurs incontournables de la construction. La qualité de vos ouvrages a un impact direct sur la santé des ménages et la salubrité de nos quartiers », a-t-il dit aux artisans.
Le directeur du cabinet ITP Carrefour des Leaders, Darou Mabourouk, a indiqué que cette technologie constitue une alternative aux fosses septiques traditionnelles, dont la réalisation peut être coûteuse pour les ménages. Selon lui, le dispositif nécessite peu d’espace et peut être réalisé en trois à quatre jours. Il a exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin de maîtriser ces techniques et de les partager avec d’autres artisans dans leurs localités.
De son côté, le représentant du secrétaire exécutif du FNAFPP, M. Akondo-Ali Ambroise, a précisé que cet appui financier répond à trois préoccupations majeures : la prévention des maladies liées à l’eau, notamment le choléra et la typhoïde, la protection de l’environnement dans la région des Savanes et la valorisation des métiers de l’artisanat.
L’atelier a entamé sa phase pratique le mercredi 21 octobre.
ATOP/TKA/JK/AO






