
Lomé, 17 oct. (ATOP) – Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural en partenariat avec « AfricaRice et l’Institut international d’agriculture tropical (IITA) a lancé le jeudi 12 octobre à Lomé, le projet « Transformation agricole dans les Etats fédéraux nigérians et les régions togolaises en vue d’atteindre la faim zéro » pour améliorer la productivité agricole.
Le projet s’étend sur trois ans et porte sur deux chaînes de valeurs à savoir le riz et le manioc. Il englobe quatre régions du Togo à savoir les régions de la Savane, Kara, Plateaux et Maritime et a pour but de former 9000 agents dont 4500 pour chaque valeur de chaîne.
La culture du riz concerne les régions des Savanes et de la Kara et celle du Manioc, les Plateaux et la Maritime. Le projet a reçu l’appui financier du Fonds international de développement agricole (FIDA). L’objectif est d’améliorer la productivité et le renforcement des capacités agricoles afin de lutter contre la malnutrition et assurer la sécurité alimentaire dans l’atteinte des Objectifs de développement durable No 2 (ODD 2). Il s’agit notamment de la revue stratégique qui a permis d’identifier les défis et proposer des réponses, en vue de l’éradication complète .de la faim sur le territoire national à l’horizon 2030.
Le lancement a connu la projection d’un film documentaire relevant les stratégies adoptées par le Nigeria dans le cadre de la « Faim Zéro ». Spécialement, les participants ont discuté des perspectives du projet et le plan de travail pour 2024.
Le directeur des Statistiques agricoles de l’informatique et de la documentation, Datcha Bouwassi a indiqué que la question de la faim et de l’insécurité alimentaire demeure une préoccupation actuelle à l’échelle mondiale avec une ampleur de plus en plus croissante. Cette situation est la résultante des effets conjugués du changement climatique et des crises sécuritaires. « Ces crises ont induit une perturbation des chaînes d’approvisionnement des intrants en amont et des produits agricoles et agro-industriels en aval. Ceci implique l’urgence de prendre des mesures fortes afin de rendre les systèmes alimentaires performants pour les demandes de consommation » a-t-il souligné.
M.Bouassi a relevé que pour le secteur agricole, l’ambition est de faire de l’agriculture togolaise, « une agriculture positive, à haute valeur ajoutée, moteur de valeur économique des agriculteurs et de croissance du pays ».
Le PDG de la plateforme d’incubation d’entreprises de IITA, Dr Debo Akande a affirmé qu’au Nigeria, ce projet a entraîné une augmentation de la productivité dans les filières manioc et riz deux ans après son démarrage. Il a précisé que les semences améliorées ont contribué à une production agricole rentable et constitué une plus-value pour le pays, contribuant significativement au PIB national.
ATOP/SED/TD






