Lomé, 25 mars (ATOP) – Les participants au 1er sommet de la cybersécurité sont appelés à œuvrer pour bâtir un cyberespace sécurisé et prospère. C’était lors de la cérémonie de clôture des travaux présidé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal Yark Damehame le jeudi 24 mars à Lomé.
Cette rencontre de haut niveau de deux jours a permis aux participants de partager leurs expériences et de faire l’état des lieux des actions menées au sein de chaque Etats en termes de cybersécurité. Ils se sont également engager à mettre en place et à veiller à la mise en œuvre effective d’un cadre légal et réglementaire spécifique de cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité ainsi que les organes de régulation qui permettent de susciter la confiance des investisseurs, de favoriser l’adoption des activités et services numériques par les utilisateurs et plus généralement d’accélérer la transformation numérique.
Le ministre Yark a relevé que pour que toutes les parties prenantes puissent tirer profit des bienfaits de l’espace numérique, les Etats africains doivent, par la sensibilisation, la formation, la planification et une exécution concertée, assurer la souveraineté dans l’espace numérique. “Comme nos vies intègrent davantage d’éléments numériques, la sécurité assurée par l’Etat ne peut pas uniquement s’arrêter au monde physique. Elle doit se poursuivre dans le monde virtuel. Cette sécurité passe d’abord par un cadre légal adapté qui prend en compte les nouvelles opportunités mais également les nouvelles qui sont vitales. Elles se matérialise enfin par un écosystème capable de prévenir ou d’atténuer les risques cyber“, a poursuivi le ministre.
Parlant des impacts des cyberattaques sur les économies africaines, le ministre a souligné qu’en 2020, le coût de ces crimes s’élève à plus de 2000 milliards de francs CFA. “Un chiffre exorbitant qui ne cesse de croitre”, a-t-il dit. Gal. Yark a souligné qu’au regard de ce qui précède et ceci en vue de relever ce nouveau défi, il faut mettre en œuvre d’une part, des solutions énoncées pendant ces deux jours de travaux et, d’autre part, des engagements pris pour faire des Etats, des cyber espaces résilients.
La coopération, un moyen efficace de lutte contre la criminalité numérique
A travers les différentes communications, l’on retient que les Etats doivent œuvrer pour une coopération ou une inclusion et être pro-actifs pour l’atteinte des objectifs du sommet, celui d’éradiquer le phénomène de cybercriminalité. Des actions sont déjà menées mais pour être efficaces ces actions doivent impérativement répondre plus aux besoins des Etats membres surtout être en conformité avec la déclaration de Lomé.
Pour le chargé de programme numérique de la CEA. Mactar Seck cette rencontre ne trouvera son importance que dans la mise en œuvre de la Déclaration de Lomé sur la sécurité et la cybercriminalité.
Outre les différents panels, une simulation de cyberattaque a permis aux participants de prendre conscience du danger qu’ils encourent. Les experts ont démontré comment à partir d’un cable USB simple connecté à un smartphone, l’on peut prendre contrôle d’un appareil si les précautions ne sont pas prises. ATOP/BA/TD






