Lomé, 22 oct. (ATOP) – La capitale togolaise, Lomé, accueille, les 25 et 26 octobre, le sommet sur la cybersécurité. Ce sommet est co-organisé par le Togo et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) pour harmoniser les politiques africaines contre la cybercriminalité.
La rencontre de Lomé rassemblera près de 300 participants composés de chefs d’Etat et de gouvernement, de dirigeants du secteur privé ainsi que de leaders de la société civile. Toutes les parties prenantes vont formuler des pistes de coopération pour répondre aux enjeux pressant de la cybersécurité.
Les discussions porteront sur la convention de Malabo, une convention de l’Union africaine contre la cybercriminalité et cybersécurité et sur l’importance pour l’ensemble des Etats d’Afrique de la ratifier. Les experts aborderont également la protection des données à caractères personnels, la coopération interétatique en matière de cybersécurité et le financement de toutes les politiques de cybersécurité.
La ministre de l’Economie numérique et de la transformation digitale, Cina Lawson a, dans une entrevue, relevé qu’au fur et à mesure que les Etats se développent, les gouvernements s’efforcent de digitaliser tout le processus. C’est également le cas du Togo qui digitalise toute l’administration togolaise. Elle a affirmé qu’à l’horizon 2025 toute l’administration togolaise sera digitalisée. Par contre les attaques ont déjà commencé, cela veut dire «qu’il y a des petits malins des Etats étrangers, des individus malveillants qui essayent de s’infiltrer dans le réseau ». La ministre a souligné que « C’est très important pour les Etats et aussi, les particuliers et entreprises de savoir comment répondre à ses attaques ».
Mme. Cina Lawson a indiqué que le sommet sur la cybersécurité a plusieurs objectifs : « le premier c’est la sensibilisation, c’est de mettre ce sujet au cœur de nos préoccupations pour nous protéger contre les attaques de cybersécurité. Le 2e objectif va être plus de collaborer entre nous, de discuter, de pourvoir nous informer des attaques les plus récentes mais aussi des mesures à prendre en cas d’attaque et que nous ayons des politiques coordonnées. Le 3e objectif c’est de s’assurer qu’au niveau africain et national qu’on ait des politiques publiques destinées à lutter contre la cybersécurité ».
S’agissant des participants, la ministre a affirmé qu’ils viendront de tous les pays d’Afrique. « Beaucoup de ministres étrangers aussi sont attendus. Nous attendons une grande représentation des Etats africains », a-t-elle conclu.
Le Togo a déjà ratifié la convention de Malabo sur la cybercriminalité et cybersécurité.
ATOP/TD/BV






