
Sotouboua, 10 déc. (ATOP) – Un dialogue intergénérationnel s’est tenu, le vendredi 8 décembre à l’intention des élèves du Lycée Séssaro, dans la commune Sotouboua 2, à 25 km à l’est de Sotouboua. Ce dialogue a porté sur les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles qui se tient du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.
Organisé par la GIZ au Togo, en collaboration avec le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, cet échange s’inscrit dans la coopération germano-togolaise engagée dans la promotion de l’égalité des genres à travers ses programmes et projets.
L’objectif est de contribuer à renforcer un environnement protecteur des femmes et des filles contre les Violences basées sur le genre (VBG). Il s’est agi également d’améliorer les connaissances des filles et des garçons sur les VBG, les politiques et les lois en vigueur ainsi que des voies de recours en cas d’abus ou de violences. Il a été aussi question d’augmenter la sensibilité des populations cibles sur la pertinence des perceptions préjudiciables à l’épanouissement des femmes et des filles. Les participants ont également renforcé leur confiance et leur estime de soi en s’inspirant des parcours de vie de femmes leaders et modèles.
Cette séance de sensibilisation a permis aux femmes leaders et modèles présentes, notamment Mme Boyendjo Awoussi Rachelle, sociologue et cheffe de service, Mme Salle Leyila, cheffe d’agence Banque Atlantique Sokodé et Mme Abbé Koutikime, censeur au Lycée, de partager avec les jeunes, leurs expériences et parcours typiques en tant que femme émergée et modèle afin de les amener à faire le bon choix pour leur avenir. Elles ont par la même occasion invité les filles élèves à ne pas compter sur le favoritisme ou le népotisme pour construire leur vie mais à rêver grand, à se fixer des objectifs et se rendre compte qu’elles sont capables d’aller plus loin si elles le désirent.
Le maire de Sotouboua 2, Mme Agbada Badamilim a salué cette initiative de la GIZ au Togo et ses partenaires qui vient renforcer les efforts du gouvernement en vue de combattre les violences faites aux femmes et aux filles dans les communautés. Elle a convié les filles à s’attacher à leurs études, à être ambitieuses pour devenir des responsables de demain et avoir l’autonomie financière et surtout permettre la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles.
La représentante de la directrice générale du Genre et de la Promotion de la femme, Mme Beleï Sabine a, pour sa part, expliqué aux filles et aux garçons ce qu’est une violence basée sur le genre et ses conséquences. Elle a exhorté les filles à prendre un engagement de se consacrer aux études et être des leaders du Togo de demain. L’oratrice a également présenté à ses interlocuteurs les mécanismes de dénonciations, notamment les numéros verts (1011, 8284, 8250,) et les structures de prise en charge des victimes (les centres d’écoute, les services sociaux, les chefferies, les commissariats…)
La représentante de la directrice résidente de la GIZ au Togo, Mme Amana Claire a indiqué qu’au Togo les études révèlent que près de 10 filles sur 100 sont victimes de VBG. C’est pourquoi la GIZ s’engage aux côtés du gouvernement pour éradiquer ces comportements répréhensibles et promouvoir l’égalité des droits entre hommes-femmes au Togo.
Le représentant du directeur régional de l’éducation Centrale, M. Agbotsè Kossi Mawulolo, la directrice préfectorale de l’Action sociale, Mme Awesso Amavi Lumière, des leaders communautaires et religieux, des autorités traditionnelles, des responsables des organisations de femmes ainsi que quelques enseignants étaient également présents à cette rencontre.
ATOP/BTP/MEK






