Sotouboua, 11 nov. (ATOP) – Une campagne de sensibilisation des communautés locales sur la protection des éléphants du Parc national Fazao-Malfakassa a été lancée, le mardi 9 novembre à Hèzoudè, à 30 km au sud-ouest de Sotouboua.
Initiée par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières avec l’appui technique de l’UNESCO, cette campagne est financée par le Fonds Inde-ONU. Elle intervient dans le cadre du projet « Appui à l’intégration des communautés locales dans la gestion des éléphants du Parc National Fazao-Malfakassa et d’appui au processus d’inscription du Parc National Fazao-Malfakassa au réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO ».
L’objectif est de faire ressortir les relations entre les activités d’économie verte en cours de réalisation pour conserver la biodiversité en vue de redynamiser l’économie locale. Il s’agit aussi de renforcer les capacités des communautés afin d’assurer la durabilité des entreprises de biodiversité et réduire la pression anthropique sur les forêts.
Du 9 au 21 novembre, les populations riveraines du parc national Fazao-Malfakassa seront sensibilisées sur les impacts de l’apiculture, l’élevage de petits ruminants, les activités de chasse et du tourisme et la valorisation du karité. Elles seront également informées de différentes étapes du processus d’inscription du parc au réseau mondial des réserves biosphères de l’UNESCO.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a indiqué que nos forêts et faunes se dégradent très rapidement à cause des activités de l’homme. Il a, pour cela, appelé les participants à adopter des cultures suggérées pour repousser pacifiquement les éléphants et conserver nos forêts et faunes pour leurs multiples avantages.
La directrice des ressources forestières, Dr Atutonu Amah a rappelé les comportements à adopter, le rôle et la responsabilité de chacun dans le processus pour une gestion participative du parc Fazao-Malfakassa et pour une cohabitation pacifique entre homme et éléphant. Elle a invité les populations riveraines du Parc à diversifier les économies locales en introduisant des moyens de subsistance alternatifs et des activités génératrices de revenus dans et aux alentours du parc. « Ceci permettra de contribuer à la conservation de la biodiversité, à la réduction de la pauvreté et à la promotion du développement durable pour le bien-être des populations riveraines du parc », a précisé Dr Atutonu.
ATOP/BTP/OAF






