
Lomé, 5 juin (ATOP) – À la veille de la fête de la Tabaski ou l’Aïd El-Kébir, les prix des moutons connaissent une hausse sur les marchés togolais, a constaté un journaliste de l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Deux principales raisons expliquent cette flambée. D’une part, la production locale de moutons reste insuffisante pour répondre à la forte demande. D’autre part, les importations en provenance des pays du Sahel, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont fortement perturbées par l’insécurité croissante dans cette région avec pour conséquence des difficultés d’acheminement du bétail pour alimenter les marchés togolais.
« L’an dernier, j’ai payé mon mouton à 50.000 FCFA. Aujourd’hui, pour un animal de même taille, on me demande jusqu’à 100.000 FCA », s’exclame M. Ibrahim, père de famille rencontré au marché de Gbossimé, centre-ville de Lomé.
M. Omar fait aussi le même constat : « Les bêtes coûtent cher, les prix ont véritablement explosé. Les petits moutons se vendent entre 60.000 et 80.000 FCFA. Les prix augmentent d’année en année, mais cette fois, c’est vraiment excessif ».
Guillaume, vendeur de bétail à Gbossimé, explique : « Le prix du mouton varie entre 100.000 et 200.000 F CFA. C’était déjà élevé l’an dernier, et ça continue. Cela s’explique par le fait que le Togo ne produit pas assez de bétail. Avant, nous en importions du Burkina Faso, mais à cause de l’insécurité au Sahel, ce n’est plus possible. Aujourd’hui, nos bêtes viennent principalement du Bénin ».
Malgré les difficultés liées à la cherté des bétails et des volailles, les préparatifs vont bon train dans les foyers musulmans, a confié sieur Malick.
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