
Sokodé, 4 avr. (ATOP) – Un atelier de formation des communautés riveraines et gestionnaires du Parc National Fazao-Malfakassa (PNFM) sur les techniques simples de refoulement des éléphants, la gestion des conflits hommes-éléphants et la législation en matière d’aires protégées se tient du 4 au 6 avril à Sokodé.
C’est une initiative du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, avec l’appui financier du gouvernement togolais. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à l’intégration des communautés locales dans la gestion des éléphants du parc national Fazao-Malfakassa ».
L’objectif est de sécuriser les populations d’éléphants à travers la réduction des conflits homme-éléphants, l’amélioration des conditions de vie des populations locales et l’amélioration de la cohabitation entre ces dernières et la population d’éléphants du PNFM. Il s’agira, spécifiquement, entre autres, de former les communautés locales et les gestionnaires du parc sur les techniques simples de refoulement des éléphants, y compris les mesures de protection des cultures et des biens et aider à améliorer les techniques déjà en cours d’application. Cette session vise aussi à sensibiliser les communautés locales sur les textes juridiques en matière d’aires protégées.
Les participants suivront des présentations interactives de différents modules. Ces modules portent sur le renforcement des capacités en sauvegarde des éléphants, la sensibilisation sur la législation nationale et internationale en matière d’aires protégées, les généralités sur les conflits homme-faune et homme-éléphant et les techniques simples de refoulement des éléphants. Ils débattront en plénière des méthodes utilisées par les paysans riverains du parc Fazao-Malfakassa pour réduire les conflits homme-éléphant et l’identification de leurs limites en vue de leur amélioration.
Le directeur régional de l’Environnement et des Ressources forestières Lt-Col Affo Até Badjaniou a souligné que cette formation permettra aux populations de savoir comment se prendre pour cohabiter avec les éléphants du PNFM parce qu’ils sont entrain de partager le même espace avec ces éléphants. Pour lui, les communautés ont intérêt à préserver les éléphants, à cohabiter avec eux pour réduire les conflits.
Le point focal national du programme du suivi de l’abattage illégal des éléphants, Lt-Col. Aboudou Mensa a indiqué que les éléphants ont un grand rôle à jouer parce qu’ils sont des espèces qu’on qualifie d’espèces parapluies. « Sans ces espèces il y a certaines espèces qui ne pourront pas survivre sans compter le rôle qu’elles jouent dans le développement de l’économie d’un pays et même de l’économie riveraine parce qu’avec le tourisme, les communautés locales trouvent des sources de revenus alternatives », a-t-il affirmé.
Le préfet de Tchaoudjo, Col. Mompion Matéindou a invité les participants à bien suivre les modules et surtout à traduire les enseignements reçus sur le terrain pour une cohabitation homme-éléphant pacifique et mutuellement bénéfique.
ATOP/MEK/KYA






