
Sokodé, 1er mai (ATOP) – Les travailleurs et travailleuses des préfectures de Tchaoudjo, Tchamba, et Mô, dans la région Centrale, à l’instar des autres travailleurs du pays et du monde entier ont célébré, le mercredi 1er mai, leur fête.
A Sokodé, Tchamba et Djarkpanga (Mô), les festivités ont été marquées dans la matinée par les traditionnels défilés des travailleurs de tous les secteurs d’activités. Les cortèges ont sillonné des artères de ces villes, en dansant et chantant, au son des fanfares. A leur point de chute, les travailleurs et travailleuses ont présenté leurs cahiers de doléances au gouvernement et au patronat. Ces cahiers qui portent les principales préoccupations des employés du secteur public comme privé ont été reçus par les représentants du pouvoir central en présence des maires et d’autres autorités administratives.
Le 1er mai est une journée de revendication internationale pour des meilleures conditions de travail et de vie des employés, mais également une fête du travail.
A Sokodé, les travailleurs, par la voix de leur porte-parole, Amadou Moutawakilou ont exprimé leur gratitude au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé et son gouvernement pour la paix et la sécurité instaurées permettant ainsi l’organisation et la célébration de leur traditionnelle fête du 1er mai dans le pays. Ils ont sollicité, entre autres, le renforcement des décrets d’application réelle afin que les travailleurs togolais puissent jouir pleinement du nouveau statut de la fonction publique. Les travailleurs demandent également l’accélération de la prise en charge totale et effective de l’Assurance maladie universelle (AMU) dans tous les autres secteurs, surtout privé. Ils appellent, aussi, le gouvernement à veiller à l’application stricte du départ à la retraite pour les travailleurs ayant atteint l’âge requis afin d’augmenter les chances des jeunes à gagner de l’emploi. Ils plaident, en outre, pour un renforcement de la franche collaboration entre les chambres régionales de métiers et les syndicats.
A Tchamba, les travailleurs ont témoigné leur reconnaissance au chef de l’Etat, au gouvernement et au patronat pour les efforts qu’ils consentent pour leur bien-être. Ils ont souhaité, entre autres, la baisse du taux de cotisation de l’Assurance maladie universelle (AMU), l’octroi des frais de déménagement aux travailleurs et fonctionnaires en cas d’affectation ou de mutation. Les travailleurs plaident également pour la fourniture d’outils informatiques et du Wi-Fi aux écoles et services déconcentrés de l’Etat qui n’en ont pas, la revalorisation de l’indemnité de transport des agents publics et l’augmentation du montant de l’allocation familiale pour les travailleurs des secteurs public et privé. Ils ont, enfin, appelé les plus hautes autorités à accorder une attention particulière à la situation des enseignants volontaires.
A Djarkpanga, les travailleurs de Mô, par la voix de leur représentant, Ouro Bawina Moutawakilou, ont adressé aux autorités locales une seule doléance ; celle de la construction d’un Centre de ressourcement artisanal (CRA) à Djakpanga, chef-lieu de la préfecture de Mô.
En réponse, les préfets de Tchamba, Issaka Laguebande, de Mô, Anakpa Mani et le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo ont salué la quiétude et la sérénité observée sur le plan national au niveau du front social ces dernières années. Ils ont rassuré les acteurs sociaux que le gouvernement poursuivra ses efforts pour assurer de meilleures conditions de travail, de sécurité et de vie à tous les travailleurs sans distinction. Les représentants du pouvoir central ont promis transmettre fidèlement les doléances à qui de droit.
Ces manifestations ont donné le ton aux différentes réjouissances dans les institutions, directions et bases des syndicats.
Soulignons qu’il n’y a pas eu de célébrations officielles du 1er mai dans les préfectures de Sotouboua et Blitta.
ATOP/MEK/KYA






