
Sokodé, 30 juin (ATOP) – Une rencontre bilan, d’échanges de partage d’expérience entre clubs et associations, couplée de célébration des associations partenaires de mise en œuvre du projet Girls Lead s’est tenue le jeudi 29 juin à Sokodé.
La séance a réuni les acteurs impliqués, notamment les représentants de Plan International Togo, des encadrant(e)s et coach (e)s ; des responsables des Comités cantonaux de développement (CCD) ainsi que des enfants et jeunes des clubs et associations de la zone d’animation Adjengré-Sokodé.
La réunion est organisée par Plan Togo dans le cadre de son projet « Autonomisation des filles et jeunes femmes pour l’engagement citoyen au Togo : ‘Girls Lead », qu’elle exécute depuis septembre 2018, avec l’appui financier de Plan International Allemagne (GNO). Le projet Grils lead vise à amener les filles et les jeunes femmes y compris celles handicapées et leurs associations et mouvements à prendre des initiatives d’engagements citoyens politique et social pour combattre les violences sexuelles et basées sur le genre sous toutes ses formes. L’activité a permis aux participants de dresser le bilan des 5 années d’exécution du projet, de célébrer des réussites et aussi de réfléchir sur quelques échecs obtenus et d’identifier des actions à mener dans les communautés pour pérenniser le projet qui finit le 31 août prochain.
M. Michel Yaovi Kanmagou, animateur sur le projet Girls Lead, a jugé le bilan de la zone Adjengré-Sokodé « satisfaisant » car le projet, dit-il, a apporté beaucoup de changements en termes de connaissances, de compétences et changements de comportements. « Le projet a permis à beaucoup d’enfants des clubs d’avoir l’art oratoire, ce qu’il n’avait pas au début du projet, car la peur les empêchait de s’exprimer, de dire leurs opinions à cause des dogmes et des croyances vulgarisées dans les communautés », a dit l’animateur. M. Kanmagou a ajouté qu’« en termes de connaissances, grâce au projet, nous avons mené des activités sur la mobilisation des ressources, formé les jeunes sur les activités génératrices de revenus (AGR), sur le COC, développé plusieurs thématiques dont l’engagement citoyen ». Il a relevé également « l’ouverture des communautés sur la question de lutte contre les normes préjudiciables aux filles et aux jeunes femmes avec la dénonciation des cas, de violences sur les filles ». Le projet d’après M. Kanmagou, a permis aussi de « briser les barrières qui existaient entre les enfants et les acteurs étatiques » qui en plus ont compris « la nécessité de donner beaucoup plus d’espaces aux enfants ». Pour lui, le changement est progressif car des efforts restent à faire, notamment pour déconstruire les normes préjudiciables aux filles qui persistent encore dans les communautés.
« Le projet a apporté plusieurs changements en nous. Avant je n’arrivais pas à m’exprimer librement en public, maintenant je peux le faire sans peur et sans crainte. J’arrive aussi à prendre des décisions dans ma communauté pour le développement et l’épanouissement de la jeune fille », a témoigné Djobo Radia, présidente du club Youth panel Espoir de Tchaoudjo.
Mme Batima Zeinatou, présidente du CCD du canton de Kpangalam a renchéri « avec le projet Girls Lead, nous avons constaté des changements chez nos filles qui sont capables de prendre des décisions, d’assister aux réunions, de discuter entre elles, aller vers les autorités, de contribuer au développement de nos communautés ». Elle a promis que les activités de sensibilisation continueront dans les communautés après la fin du projet.
ATOP/MEK/KYA






