
Sokodé, 31 mars (ATOP) – Le projet « Renforcement de la résilience des communautés locales par une gestion concertée et durable des écosystèmes forestiers et des terres autour de la forêt communautaire de Kpangalam » est lancé le samedi 30 mars à Kouvon, dans le canton de Kpangalam (commune de Tchaoudjo 1). Le lancement de ce projet est couplé de la remise des kits aux pépiniéristes et maraîchers.
D’un coût total de 30.320.000 FCFA, ce projet est initié par le Comité cantonal de développement (CCD) de Kpangalam, avec l’appui technique de l’ONG Action pour l’environnement et le climat (AEC). Il est financé par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à travers le Mécanisme forêts et paysans (FFF), avec l’appui technique de la Coordination togolaise des organisations paysannes (CTOP).
Le lancement a permis de sensibiliser les communautés, les parties prenantes et les autorités sur les objectifs, les activités et les résultats attendus du projet en vue de susciter leur adhésion pour sa réussite. Le projet vise à appuyer les communautés riveraines de la forêt communautaire de Kpangalam à renforcer leur système de productions sociales et écologiques pour soutenir les moyens de subsistance par la mise en œuvre d’actions d’adaptation basées sur les écosystèmes et l’agroécologie.
D’une durée de douze mois, le projet compte améliorer la gouvernance de la forêt, renforcer le rôle de la conservation et des services éco systémiques de la forêt, tout en contribuant à l’amélioration de la productivité et la rentabilité des exploitations familiales et des ressources grâce à l’intensification des pratiques agroécologiques. Le projet entend également diversifier les sources de revenus et générer l’économie des communautés riveraines de la forêt.
Entre autres activités, il est prévu l’information et la sensibilisation d’au moins 2000 personnes des localités riveraines de la forêt communautaire sur la gestion durable des terres et des forêts et sur les effets des changements climatiques. Le projet prévoit également l’achat des matériels au bénéfice des coopératives transformatrices de karité, manioc, soja et également des maraîchers, pépiniéristes et apiculteurs. Il va également assurer la restauration de 125 hectares de terres dégradées de la forêt y compris l’agroforesterie, appuyer et accompagner 50 femmes vulnérables en petit élevage, renforcer les capacités des acteurs locaux sur la gestion durable des terres et des forêts ainsi que sur la transparence climatique.
Le directeur régional de l’Environnement et des ressources forestières, Cdt Tchagafo Essowazina s’est réjoui de cette initiative qui va permettre de renforcer la résilience des communautés riveraines, et d’augmenter la superficie forestière de cette forêt communautaire. Le directeur régional a exprimé sa reconnaissance au CCD de Kpangalam et à son partenaire d’appui l’ONG AEC qui n’ont ménagé aucun effort avec le soutien financier de la FAO pour augmenter la résilience de ces communautés riveraines face aux effets des changements climatiques.
Le vice-président du CCD, Alassani Saidou a expliqué que leur forêt communautaire qui fait plus de 2000 hectares subit des déboisements fréquents et donc c’est pour réduire la pression sur leur patrimoine forestier, aider les communautés riveraines à générer des revenus à travers d’autres activités et protéger leur forêt qu’ils ont initié ce projet. Pour lui, en restaurant 125 hectares des terres dégradées de la forêt, c’est aussi une manière pour eux d’accompagner la vision du chef de l’Etat qui est de planter un milliard d’arbres d’ici à 2030. Il a remercié le technicien d’appui sur le projet, Tchédré Tchagnaou pour sa disponibilité à les accompagner.
Le lancement a pris fin par la remise de matériel aux maraîchers et pépiniéristes des localités de Kpangalam, Sagbadai et Kouvon. Ce matériel est composé de brouettes, pelles, pioches, motopompes, tuyaux d’aspiration, tuyaux de refoulement, gants, bottes, binettes, arrosoirs, tuyaux d’arrosage, pulvérisateurs et de râteaux.
Les bénéficiaires ont exprimé leurs gratitudes aux donateurs et à leur partenaire la FAO. Ils ont promis faire bon usage et d’entretenir le matériel pour faire développer leurs activités.
ATOP/MEK/KYA






