
Sokodé, 25 fév. (ATOP) – La première édition du Festival des arts et culture Tem (FACTEM) a tenu toutes ses promesses le samedi 24 février à Sokodé.
Organisé par l’agence Emergence Communication et consulting (E2C) et partenaires, avec le parrainage du Col. Ouro Bang’na Nassam’s, cet évènement vise à célébrer l’excellence culturelle et dynamiser l’économie locale. Il est question d’aller au-delà des festivités, en faisant en sorte que la fierté que procure la joie de danser aux sons et rythmes du terroir, soit productive économiquement pour la communauté.
Cette première édition du FACTEM est placée sous le thème « Richesse culturelle tem : contribution à la consommation locale, promotion de l’entrepreneuriat culturel ». Elle a requis l’adhésion de la communauté Tem, dans sa diversité, au-devant de laquelle des maires, des chefs traditionnels avec l’exécution d’une panoplie d’activités.
Deux thématiques sur la solidarité Tem et sur la consommation locale ont retenu l’attention des participants en tenues traditionnelles. Parlant de la solidarité tem, les communicateurs ont fait l’historique de comment le peuple tem bien que guerrier est très accueillant. Ils ont rappelé quelques principes de vie du peuple tem, entre autres, l’importance de la salutation, le bon voisinage, la recherche du bien-être d’autrui et du vivre ensemble. S’agissant de la consommation locale, ils ont insisté sur la nécessité de produire et surtout de transformer et consommer les produits locaux pour non seulement dépendre moins de l’extérieur mais aussi dynamiser l’économie locale. Le pagne traditionnel Tem et les autres biens et services locaux ont, à cet effet, été valorisés.
En plus de ces thématiques, les participants ont visité des stands d’exposition des biens et services locaux et profité de plusieurs autres activités culturelles, notamment la danse des cavaliers et des prestations folkloriques. Des certificats de mérite ont été également décernés à certaines personnalités qui, depuis plus de dix ans, font la promotion de la consommation locale, à travers leurs habillements quotidiens qui reflètent la culture du peuple tem.
« Cette première édition du FACTEM est vraiment une réussite. Nous avons découvert de nombreuses facettes de la culture Tem que je ne connaissais pas. Nous souhaiterions la pérennisation de ce festival pour que nous puissions continuer à découvrir la multitude des richesses insoupçonnées de la culture Tem », a confié un participant.
Le promoteur du FACTEM, Kahar Tchédré a exprimé sa joie et sa satisfaction eu égard à l’adhésion de la communauté tem à travers ses chefs, fortement représentés à l’ouverture officielle de ce festival, et de la diversité culturelle des biens et services locaux exposés. Pour lui, malgré les difficultés, le comité d’organisation est arrivé à asseoir des bases solides pour que ce festival soit pérenne pour le bien de la communauté Tem.
M. Tchédé a insisté sur la part importante que doit jouer la communauté Tem dans la promotion de la consommation locale. « Quand je prends l’exemple du pagne traditionnel Tem, il est particulier, il est unique en son genre, aujourd’hui pour nous, il est question de faire en sorte que ce pagne traditionnel puisse être représentatif, qu’il soit porté à l’extérieur et qu’il soit compétitif sur le marché international. Mais avant que cela ne soit possible il faut qu’au niveau local que nous soyons fiers de le porter », a-t-il ajouté. Le promoteur a, pour finir, annoncé la création prochaine de l’association des arts et culture tem qui s’attellera à mettre en œuvre la politique de gestion des affaires culturelles et artisanales du peuple tem.
ATOP/MEK/AJA






