
Sokodé, 24 jan. (ATOP) – La coopérative « Essodoguèdowè » de Sokodé a distribué du matériel apicole à ses membres (50 femmes du village de Ganidè, dans la commune Tchaoudjo 3) le jeudi 22 janvier.
Ce matériel est acquis au bénéfice de ses apicultrices engagées dans un projet d’amélioration, de l’atténuation, de l’adaptation et de la résilience au changement climatique. Il est composé de 25 lève-cadres, 50 équipements de protection individuelle, 50 paires de bottes, 25 enfumoirs, 20 brosses, 25 passoires et de 50 paires de gants. Il vient compléter les cent ruches « Dadant » et accessoires déjà octroyés dont deux par femme en plus des formations reçues par ces apicultrices pour renforcer leurs activités de production, de récolte et de commercialisation du miel.
La cérémonie a été co-présidée par les directeurs régionaux en charge de l’Agriculture et de l’Environnement de la Centrale, Anadi Boyodjéba et Cdt Alédi Palakyèm, en présence du directeur exécutif de ladite coopérative, Adjémini Koriko.
Ces femmes sont bénéficiaires du Projet de reboisement de 115 hectares de plantation bio diversifiée dans leur localité. Porté par la coopérative « Essodoguèdowè », le projet est financé à 24.000.000 F CFA par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers le Mécanisme forêts et paysans (FFF).
La cérémonie a été couplée d’un suivi des activités sur le terrain par les officiels accompagnés des bénéficiaires. Sur les lieux, il a été constaté que les ruches installées sont colonisées à presque 88%. Les femmes s’engagent à saisir cette période propice pour repiéger les 12 % de ruches restantes. Les officiels ont noté une évolution normale des plants d’anacardiers, de néré, de moringa et de baobab mis en terre dans le cadre du projet. Un regarnissement est envisagé pour assurer la croissance de la totalité des 15000 arbres mis en terre par les femmes dont chacune a en charge deux hectares de plantation.
Un projet aux bénéfices multiples
M. Adjémini a souligné que ce projet vient aider ces femmes rurales à sortir de la pauvreté à travers la production et la vente du miel. « L’anacardier leur procurera également des ressources financières pérennes. Le néré est une essence en voie de disparition qu’elles contribueront à sauvegarder. Les feuilles de baobab, riches en calcium et en fer, renforceront leur ration alimentaire tandis que le moringa est une espèce aux vertus thérapeutiques innombrables », a-t-il ajouté.
De son côté, le Cdt Alédi estime qu’en mettant en terre les 15000 plants, les femmes participent aussi à l’atteinte de l’ambition décennale du gouvernement qui est la plantation d’un milliard d’arbres à l’horizon 2030 pour combattre le changement climatique.
Pour sa part, M. Anadi a salué la diversification des sources de revenus qu’apporte cette action en permettant aux femmes de combiner les cultures vivrières et celles de rente.
Les femmes bénéficiaires ont témoigné leur gratitude au gouvernement et à la FAO pour cette initiative. « Chaque ruche a la potentialité de production de 11 litres et de 2 récoltes par saison. Le litre coûtant en moyenne 5000F, avec la commercialisation groupée du miel, nous auront beaucoup de ressources financières pour s’autonomiser économiquement sans compter les autres avantages que nous tirerons de ce projet », a confié leur porte-parole, Mme Ahidjo Létifa.
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