
Sokodé, 28 fév. (ATOP) – Soixante artisans, coiffeurs et coiffeuses, membres de la Chambre régionale de métiers-Centrale (CRM-C) ont renforcé, du 23 au 27 février à Sokodé, leurs capacités sur « Les nouvelles techniques de fabrication des produits de cheveux et l’hygiène dans la pratique de la coiffure dans le respect des normes, la décoration, l’emballage des cadeaux et la gestion d’une micro entreprise ».
Cet atelier est organisé par la CRM-C, avec l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). La formation, assurée par le cabinet Institut Dioliss, a pour objectif d’amener les artisans à cerner les nouvelles techniques de fabrication des produits de cheveux et l’hygiène dans la pratique de la coiffure dans le respect des normes. Il est aussi question de les amener à maîtriser l’emballage des colis et la gestion d’une micro entreprise pour une relance effective des activités pendant la période post Covid-19.
Pendant ces cinq jours, les participants ont été outillés sur les différentes techniques de tresse, fabrication et montage de perruque. Ils ont également appris la fabrication des pommades simples et de traitement de cheveux, des shampoings simples et neutralisants, ainsi que des démêlants de cheveux. Les bénéficiaires ont aussi renforcé leurs savoirs dans l’emballage des colis et la fabrication des nœuds en ruban et en papier pour décorer une place de cérémonie. Les stagiaires ont, en outre, été instruits sur la gestion de leur atelier sur le plan organisationnel, financier et comptable.
Le président de la CRM-Centrale, Kpégouni Tchagnao a souligné la nécessité de renforcer les capacités de ces artisans non seulement pour leur professionnalisation mais aussi pour pallier les insuffisances de ces coiffeurs et coiffeuses sur les thématiques abordées. M. Tchagnao a expliqué que la situation inédite dans laquelle la pandémie du coronavirus a plongé le pays a affaibli plusieurs métiers dont la coiffure, et maintenant que la pandémie a pris fin, il va falloir réagir en formant les artisans pour faire face à la concurrence, augmenter leur clientèle et accroître leur productivité.
Le président estime qu’avec cette formation, la chambre régionale de métiers dispose désormais des artisans bien outillés dans les domaines susmentionnés. M. Tchagnao a ajouté que ce renforcement de capacités contribue également au développement économique national.
La directrice de l’Institut Dioliss, Mme Adokoum Rita s’est réjouie de l’atteinte des objectifs, à travers les cinq modules qui ont été développés en lien avec les différentes thématiques. Elle a salué le professionnalisme des formateurs et exhorté les stagiaires à mettre en pratique les acquis de cette formation pour leur bonheur et la satisfaction des partenaires et des clients.
Le chef d’antenne du FNAFPP-Kara, Lochina Moussa Mahamadou, a exprimé leur reconnaissance à l’Institut Dioliss pour le travail abattu avec une « pédagogie active qui a permis une prise en compte réelle et effective des préoccupations aussi bien individuelles que collectives des artisans ». Il a exhorté le cabinet à user de la même pédagogie lors du suivi post-formation afin que les attentes de la chambre, entièrement partagés par le Fonds, puissent être totalement comblées
Le porte-parole des bénéficiaires de cette formation, M. Agouda Salissou, coiffeur à Tchaoudjo, a exprimé la gratitude des participants aux organisateurs et aux formateurs. Il a fait savoir que les connaissances acquises leur permettront, entre autres, d’entreprendre ou initier des activités porteuses pour répondre aux besoins de leurs communautés et par conséquent d’accroître leurs revenus. M. Agouda a promis que les acquis de cette formation seront partagés avec leurs collègues qui n’ont pas pu en bénéficier.
L’atelier a été sanctionné par la remise des attestations de formation aux participants.
ATOP/MEK/JK






