
Sokodé, 28 mars (ATOP) – Cinquante-deux (52) enfants de sept Ecoles primaires publiques (EPP) de trois communes de Tchaoudjo ont reçu le jeudi 26 mars, leurs actes de naissance.
L’établissements de ces actes a été possible grâce à l’Association grandir dans la Joie (AGDJ) qui a amorcé les procédures de jugements supplétifs, avec l’appui de ses membres et sympathisants, en collaboration avec le tribunal pour enfants de Sokodé. Cette opération est la deuxième du genre.
La cérémonie de remise de ces pièces a rassemblé les bénéficiaires à l’EPP d’Agoulou dans la commune de Tchaoudjo 4. Ils proviennent des EPP Agoulou, Kpassouadè, Wassarabou, Koumoniadè, Kolina, Amaoudè et Kidéoudè. Ces documents permettront à ces ayants droits de jouir de leur droit à l’identité.
« Face aux difficultés persistantes d’indisponibilité des actes de naissance pour de nombreux enfants au Togo, en particulier en milieu rural, l’AGDJ, avec l’appui de ses membres et sympathisants donateurs, a initié, pour la deuxième fois, un projet visant à répondre à cette problématique cruciale dans les communes de Tchaoudjo », a expliqué le conseiller de l’association, Elégbédé Franck. Il a souligné que ce projet entend contribuer à l’amélioration de la jouissance des droits fondamentaux des enfants, notamment leur droit à une identité. Pour lui, le droit de chaque enfant à un nom, à une nationalité et à la protection contre la privation d’identité est garanti par la législation togolaise à travers l’enregistrement des naissances dès la venue au monde. Cependant, dit-il, le constat reste préoccupant avec un nombre important d’enfants ne disposant toujours pas d’actes de naissance, les exposant ainsi à de multiples formes de vulnérabilité, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la santé et à la protection sociale. M. Elégbédé a mentionné que c’est pour remédier à cette situation que ce projet est renouvelé.
Le secrétaire général de l’AGDJ, Kokouvi Yawovi, a souligné qu’à travers cette initiative, l’association réaffirme son engagement en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’enfant, tout en appelant à une mobilisation accrue des acteurs communautaires et institutionnels pour garantir à chaque enfant une existence légale.

Pour Mme Touré Falilatou, mère d’une bénéficiaire, le manque d’informations et de sensibilisation fait que les enfants n’obtiennent pas cette pièce dans le délai légal. « Les 45 jours prévus par la loi étaient passés, nous étions dans l’ignorance. Nous n’étions pas informés sur l’importance de l’acte de naissance. Mais à travers l’AGDJ, nous avons compris son utilité. C’est pourquoi nous remercions l’association et ses partenaires et prions que Dieu les bénisse », a-t-elle fait savoir.
De son côté, le représentant du maire de la commune Tchaoudjo 4, Abdoulaye Fataou a encouragé les parents à enregistrer leurs enfants gratuitement à l’état-civil dans la période officielle. « Ce document est très indispensable et c’est le premier cadeau que vous devez offrir à vos enfants », leur a-t-il dit.
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