
Sokodé, 10 sept. (ATOP) – Une trentaine de professionnels des médias de la préfecture de Tchaoudjo ont pris part à une formation sur la lutte contre le paludisme, le mardi 9 septembre à Sokodé.
L’ONG Dimension humaine (DH) a initié cet atelier dans le cadre de son projet « Voix essentielles », avec l’appui technique et financier de « Speak Up africa » et la fondation Chanel. Le but est de renforcer les connaissances des journalistes sur les enjeux liés au paludisme et de les outiller pour relayer efficacement les messages de prévention, de prise en charge et d’engagement communautaire.
La formation a été assurée par le point focal de lutte contre le paludisme, du district sanitaire de Tchaoudjo, Yerima Tchassama. Il a entretenu les participants sur la maladie, son mode de transmission et les groupes à risques élevés de paludisme grave. L’accent a été mis sur les stratégies de lutte contre l’épidémie à savoir la lutte anti vectoriel (assainissement du cadre de vie), l’utilisation des Moustiquaires à imprégnation durable (MID) et le Traitement préventif intermittent pendant la grossesse (TPIg). La Chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) et celle perrain (CPP) ainsi que la communication et la mobilisation sociale ont été également abordées.
Le formateur a renseigné les hommes et femmes des médias sur l’introduction du vaccin antipaludique au Togo le 1er septembre dernier. Ce vaccin, nommé R21/Matrix-M, vient s’ajouter aux mesures de prévention déjà existantes afin de renforcer la lutte et atteindre l’objectif zéro paludisme. Les enfants à partir de 5 mois d’âge sont concernés par ce vaccin qui leur sera administré en quatre (4) doses. Il a demandé à ses interlocuteurs de relayer la bonne information autour de ce vaccin qui protège à plus de 75% contre les formes graves du paludisme afin de susciter une adhésion massive de la population.
Le représentant du maire de Tchaoudjo 1, M. Alassani Salissou a rappelé que le paludisme demeure l’un des principaux problèmes de santé dans le pays malgré toutes les mesures mises en œuvre. Il a invité les professionnels des médias à être des acteurs de sensibilisation à travers leurs différentes productions audiovisuelles et écrites afin de toucher le maximum des citoyens.
Le représentant de la directrice de l’ONG DH, M. Ouro-Koura Waliyou a fait savoir qu’« une meilleure information, une communication adaptée et une implication active des médias peuvent sauver des vies ».
ATOP/JEA/MEK/BV