
Sokodé, 1er juil. (ATOP) – Poursuivant son engagement aux côtés du gouvernement, pour éradiquer les violences à caractère sexuel sur les apprenants, l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED) a organisé une séance de sensibilisation sur l’éducation de la jeune fille, la dénonciation des violences à caractère sexuel et la vulgarisation de la Loi du 02 décembre 2022, portant protection des apprenants contre ces violences le vendredi 30 juin à Sokodé.
Une trentaine de participants composés de jeunes filles et garçons, élèves ou apprenties ont pris part à cette rencontre organisée par l’ONG PAFED. Celle-ci assure la coordination au niveau de la région centrale du Réseau de lutte contre la traite des enfants au Togo (RELUTET) et du Réseau mondial « Filles Pas Epouses » ou « Girls Not Brides », section Togo, une organisation mondiale qui lutte contre le mariage des enfants. La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement du plaidoyer des organisations de la société civile pour l’éducation des filles et la fin du mariage des enfants au Togo ». Ce projet est initié par la coalition nationale pour la fin du mariage des enfants au Togo (CFME-T) qui a mobilisé l’appui financier pour sa mise en œuvre auprès du Réseau mondial.
La séance a permis d’échanger avec les jeunes de différentes organisations ainsi que les parents sur la loi protégeant les apprenants contre les violences à caractère sexuel. Elle a également permis de sensibiliser les participants sur l’éducation de la fille et la fin du mariage des enfants ainsi que la dénonciation des cas d’abus sexuels sur les filles.
Les facilitateurs à l’ONG PAFED, Mme Sibabi Akpo et M. Yorou Ismaïla ont instruit l’assistance sur le contenu de la loi susmentionnée en insistant sur les dispositions pénales et disciplinaires. Après avoir montré aux participants les types de violences sexuelles qui existent et leurs conséquences, ainsi que les pièges des abuseurs sexuels et les différentes stratégies pour éviter ces pièges et s’auto protéger des abuseurs, les deux facilitateurs ont conseillé aux victimes de dénoncer les violences sexuelles au lieu de faire des arrangements à l’amiable.
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Gnofam Mayi a rappelé l’article 19 de la loi précitée : « Quiconque met enceinte une apprenante régulièrement inscrite dans un établissement d’enseignement ou dans un centre d’apprentissage ou de formation professionnelle, encourt une peine d’emprisonnement d’au moins un (01) an à cinq (05) ans et d’une amende d’un million (1.000.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA ». Elle a demandé aux participants surtout les jeunes filles d’aider les adultes à les protéger à travers la dénonciation des violences à caractère sexuel qui sont entre autres les viols, les harcèlements sexuels, les intimidations, les attouchements, les paroles menaçantes ou blessantes. « Dénoncez les auteurs des violences sexuelles, c’est la meilleure façon de combattre cette pratique qui viole les droits humains », a conseillé Mme Gnofam, ajoutant que des émissions radiophoniques sont également mises à contribution pour impliquer le grand public dans la lutte pour le meilleur devenir des filles.
Ravi(e)s de cette sensibilisation, les participant(e)s ont pris l’engagement de sensibiliser leurs pair(e)s. « Nous sommes très contentes de cette sensibilisation. Ça vient vraiment nous réveiller. Dès que nous subissons des violences sexuelles, nous devons dénoncer et qu’on puisse prendre en charge notre santé. Je vais aussi sensibiliser les autres pour que nous puissions dénoncer cette pratique qui porte atteinte à notre droit fondamental. », a promis une apprenante.
Par ailleurs, les leaders communautaires ont été sensibilisés dans la même semaine sur les mêmes thématiques.
ATOP/MEK/KYA






