
Sokodé, 29 jan. (ATOP) – Les populations des cantons de Kpassouwadè et d’Agouloudè, dans la commune de Tchaoudjo 4, ont été sensibilisées, le vendredi 27 janvier, sur le phénomène de l’exode rural.
Cette sensibilisation a été organisée par l’association Petite Sœur à Sœur (PSAS) dans le cadre du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs familles ». Ce projet est initié en partenariat avec Action Medeor et BMZ.
L’objectif est de sensibiliser les populations de ces deux cantons sur le phénomène de l’exode rural. Il s’est agi d’informer les uns et les autres sur les causes et les conséquences du phénomène. Il était également question d’identifier avec les populations les approches de solution pour réduire l’exode rural. C’était aussi l’occasion d’encourager les leaders communautaires à poursuivre les actions afin de le prévenir.
La sensibilisation a été animée par Mmes Djinso Akpénè et Mme Kekessi Edem, membres de l’association PSAS. Elle a permis d’éclairer les populations sur l’exode rural qui est un déplacement durable de populations, notamment les jeunes quittant les zones rurales pour s’implanter dans des zones urbaines en quête du mieux-être. Il a été relevé que l’extrême pauvreté, la précarité et la misère qui caractérisent souvent les milieux ruraux, justifient la plupart du temps ce choix risqué, parfois attisé par l’influence de ceux qui reviennent souvent de la ville. Les conséquences sont, entre autres, la création en villes des bidonvilles, le développement de la prostitution chez les filles et de la consommation de drogue chez les garçons.
Justifiant cette sensibilisation, Mme Kekessi, assistante suivi-évaluation, a affirmé que l’exode rural s’observe intensément au Togo. Elle précise que parmi ces jeunes qui migrent vers la capitale, figurent le plus souvent des jeunes filles et des femmes sans formation scolaire ni qualification professionnelle. A ses dires, la plupart d’elles, faute de trouver du travail pour survivre à Lomé, se prostituent et vivent dans des conditions insalubres. Et parfois, dit-elle, en plus de s’occuper d’elles-mêmes, de ses enfants et parents au village, elles doivent souvent nourrir leurs partenaires (Boy-friends) désœuvrés. Sans connaissances ni informations, notamment en matière de Santé sexuelle et de la reproduction (SSR) et de droits humains, signale-t-elle, ces jeunes travailleuses du sexe s’exposent à divers risques, entre autres, le VIH/sida, les maladies sexuellement transmissibles et des grossesses précoces non désirées. Pour Mme Kékéssi, c’est pour réduire le phénomène que les populations des zones rurales dont celles de Kpassouwadè et Agouloudè sont conscientisées.
Les séances interactives ajoutées aux sketchs ont permis de mieux faire passer les messages. Les populations ont, ensemble avec l’association PSAS, identifié des approches de solution pour réduire le phénomène.
Les leaders communautaires au-devant desquels les chefs de cantons de Kpassouawadè et d’Agouloudè, respectivement Ouro Guezere Amadou et Zakari Inoussa se sont engagés à poursuivre les actions dans leur localité.
Créée en 2009, l’association PSAS œuvre pour le bien-être des enfants et des jeunes filles vulnérables.
ATOP/MEK/AJA






