
Sokodé, 24 jan. (ATOP) – Des anomalies de marquage des produits ont été relevées lors d’une réunion d’évaluation de la mission de contrôle et de sensibilisation sur la Solution automatisée de marquage (SAM) dans la région Centrale le jeudi 22 janvier à Sokodé.
A l’actif de la commission chargée du suivi de la SAM, cette réunion de bilan marque la fin de cette mission effectuée du 6 au 13 janvier dans toutes les préfectures de la région. Elle s’inscrit dans une démarche de sensibilisation inclusive, visant à mobiliser toutes les couches sociales autour d’un enjeu clé pour le développement économique et sanitaire du pays.
La réunion a permis d’éclairer les autorités, la population de Sokodé, en particulier les producteurs, importateurs et opérateurs économiques, sur l’importance et les bénéfices de la SAM. Il s’est agi d’encourager son adoption pour renforcer la traçabilité, la sécurité sanitaire et l’amélioration de la collecte des recettes fiscales.
Les participants ont suivi une présentation sur l’évaluation de la mission des contrôleurs dans la Centrale et une communication sur la réforme du marquage fiscal sécurisé obligatoire. Elles ont été faites respectivement par le directeur exécutif et le président de la commission, Essotina Single et Esso-Wavana Ahmed Adoyi.
La mission a permis de contrôler la conformité aux normes, de rappeler aux commerçants les obligations en vigueur et de renforcer la sensibilisation sur les sanctions liées à la fraude et à la circulation de produits non marqués.
M. Single a relevé que dans la région, la mission a scanné 67.506 produits et constaté que seulement 30% sont marqués. Elle a noté une faible activation des vignettes et une importation frauduleuse des produits venant du Ghana. La mission a formulé des recommandations aux autorités locales et aux responsables des administrations déconcentrées tels les impôts, la douane et autres pour rectifier le tir.
M. Adoyi a jugé anormal les 30% de taux de conformité de la région. Il dit espérer une nette amélioration de ce taux dans quelques mois. « Cette fois-ci, nous sommes à l’étape de la pédagogie et si après nous constatons que les gens ne veulent pas se conformer, ils seront obligés d’être sanctionnés conformément à la loi en vigueur », a-t-il dit.
Le préfet de Tchaoudjo, assurant les fonctions du gouverneur de région, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a salué les efforts conjoints de la commission et des autorités locales pour combattre toute pratique illégale et améliorer la fiscalité. Il a invité les opérateurs économiques à adhérer pleinement au dispositif de marquage fiscal sécurisé, non seulement en tant qu’exigence réglementaire, mais surtout comme un outil de protection de leurs activités, de valorisation de leurs produits, de renforcement de la confiance des consommateurs et de promotion d’une concurrence loyale sur le marché national.
Les populations ont été exhortées à la vigilance et à dénoncer les anomalies via le numéro vert 8585.
Le marquage fiscal sécurisé obligatoire est une reforme initiée par le gouvernement et lancé le 1er septembre 2020. Il permet au Togo de s’aligner sur les pays bien organisés en ce qui concerne la garantie de la qualité de la santé de la population et l’amélioration des collectes fiscales.
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