
Sokodé, 20 oct. (ATOP) – Du 19 au 21 octobre à Sokodé, l’ONG Creuset Togo organise un atelier de formation des formateurs des préfectures de Tchamba et de Dankpen dans le cadre de son projet « Ecole, amie des enfants ».
L’atelier bénéficie de l’appui technique et financier de ses partenaires, notamment, la coopération allemande (BMZ) et l’ONG Kinderrechte Afrika e.V. (KiRA). Il réunit 15 formateurs composés des inspecteurs, conseillers pédagogiques et directeurs préfectoraux de l’action sociale des deux préfectures.
La session fait suite à celle tenue, du 14 au 16 septembre derniers à Niamtougou, à l’intention de 15 acteurs cibles des préfectures de l’Oti-Sud et de la Kéran. Ce qui porte à 30 le nombre total de formateurs formés dans les Savanes, la Centrale et la Kara. L’objectif est de doter davantage ces formateurs de connaissances et de savoir-faire nécessaires pour proposer une éducation non-violente qui favorise le développement et l’épanouissement des apprenants.
Le conseiller juridique du ministre en charge des Enseignements, Ferrand Senikey, ouvrant les travaux, ce vendredi, s’est félicité de la qualité de la formation dispensée et a encouragé les participants à transmettre à leur tour, les connaissances acquises aux directeurs et enseignants qu’ils auront à former très prochainement dans leurs localités respectives. Selon lui, ce projet s’inscrit dans la droite ligne des mesures gouvernementales visant à créer un environnement sûr et protecteur aux enfants.
Le directeur régional de l’éducation Centrale, Adamah Kankoué a souligné que ce projet « salutaire » facilitera la mise en œuvre des dispositions de la loi sur la protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel et des autres documents y afférents.
Le directeur exécutif de l’ONG Creuset Togo, Moukpè Essodéki a mentionné que ce projet « Ecole, amie des enfants » vise à créer, en 36 mois, des environnements sécurisés avec la participation des enfants dans les écoles en vue de combattre conjointement les violences à leur encontre à l’école, dans les familles et dans les communautés. Le projet, précise-t-il, permettra de renforcer 450 acteurs étatiques pour offrir une éducation non-violente. Il dotera également 120 groupements locaux de compétences d’actions pour promouvoir cette éducation dans leurs communautés. Le projet d’après, M. Moukpè, outillera aussi 480 membres de clubs d’enfants et de jeunes pour s’engager dans leurs communautés pour la même cause. Le directeur exécutif a ajouté que les médias, les réseaux, les coalitions et les ONG spécialisées disposeront, à travers cette initiative, du savoir-faire pour contribuer à une éducation non-violente à tous les niveaux.
Les formateurs sont renforcés, entre autres, sur la non-violence dans le cadre scolaire, les droits de l’enfant dans les langues locales et la psychologie de l’enfance. Ils sont également outillés sur le code de conduite, les règlements intérieurs, le code de discipline positive et politique de protection de l’enfance pour les établissements scolaires. Ils approfondissent aussi leurs connaissances sur le suivi régulier des écoles et l’élaboration des modules de formation des acteurs.
La cheffe d’inspection de l’IEPP Tchamba Ouest, Mme Azia Mazalou estime qu’avec les connaissances acquises, ils pourront « désormais former d’autres acteurs durant ce projet et au-delà collaborer avec les acteurs actifs afin de promouvoir une éducation non-violente ». Son collègue de l’IEPP Dankpen, Outoba Dowanta promet leur disponibilité pour accompagner les groupes cibles et faire le suivi régulier des écoles.
ATOP/MEK/AJA






