Sokodé, 6 sept. (ATOP) – A moins de deux semaines de la rentrée scolaire, les ventes des fournitures scolaires ne connaissent pas encore d’engouement à Sokodé, a constaté le correspondant local de l’Agence togolaise de presse (ATOP) après une ronde dans cette ville située, à 340 km de Lomé, au centre du pays, dans la préfecture de Tchaoudjo. Alors que les étalages des principaux marchés de la ville sont bien garnis en cahiers, stylos, cartables et uniformes, les clients ne se bousculent pas.
Au marché de Komah, un vendeur de tissus d’uniformes reconnaît que comparativement à l’année passée, à la même période, les ventes sont moins bonnes. A moins de deux semaines de la rentrée scolaire, relate-t-il, je réalisais environ 50.000 FCFA de recettes journalières l’année passée. Actuellement, il peine à réunir 20.000 F CFA en fin de journée.
Un autre commerçant rencontré au même marché fait le même constat. L’année dernière, indique-t-il, il écoulait 25 paquets de cahiers en une journée. Depuis deux semaines, il peine à vendre la même quantité de marchandises. « Beaucoup de clients viennent, ils demandent d’après les prix des articles, s’en étonnent, balancent leurs têtes de gauche à droite et repartent en promettant de revenir après la paye », confie-t-il.
Cette situation de flambée est due, entre autres, à la guerre russo-ukrainienne, à l’augmentation des prix des produits pétroliers et à l’inflation générale sur le marché. Vendue à 2500 CFA, la coupe de tissus d’uniformes s’achète actuellement à 3000 FCFA. Les paquets de 100 et 200 pages s’obtiennent présentement à 1500 FCFA au lieu de 1000 F l’année passée.
« L’augmentation des prix ne dépend pas de nous, par exemple les cartons de cahiers de 100 et 200 pages que nous achetons avant à 18000 FCFA, actuellement les grossistes nous le vende à 25000 FCFA », explique une autre commerçante. Et d’avertir « il faut payer maintenant parce que les prix risquent encore d’augmenter ».
Malgré tout, certains parents ont commencé à acheter les fournitures scolaires pour leurs enfants. Dans les marchés de la ville, accompagnés généralement de deux ou trois enfants, sacs sur les dos, ils circulent boutique après boutique pour acheter des fournitures.
« Le chef de l’Etat a rendu l’école gratuite et supprimé les frais d’inscription aux examens, en dépit des difficultés financières, mes enfants irons à l’école, pas question pour eux de rester à la maison », martèle un parent d’élève.
ATOP/MEK/AJA






