
Lomé, 19 déc. (ATOP)- « Le diabète ne doit pas être un frein au bien-être des malades, mais une raison de mieux vivre » a été le leitmotiv de la célébration la Journée Mondiale du Diabète au Togo le mercredi 18 décembre. La journée est observée le 14 novembre de chaque année.
L’édition 2024 axée sur le thème « Diabète et bien-être » est organisée à Lomé par Jeune intellect pour la sécurité alimentaire (JISA) au Togo en collaboration avec la FAO, AGL, Togo Terminal et la Division de Surveillance des Maladies Non Transmissibles du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
L’événement s’est déroulé autour d’un programme d’échanges interactifs, de sensibilisation et d’informations pratiques avec des professionnels et des experts de la santé. Il a permis aux participants de découvrir, apprendre, et partager les informations sur le diabète dans un cadre convivial et enrichissant pour bâtir ensemble un avenir où le diabète ne sera plus un obstacle au bien-être.
Deux panels ont meublé la célébration. Le premier intitulé « Recherche/Découverte » a été une occasion de présenter les résultats partiels de l’étude sur la composition nutritionnelle en macronutriments et index glycémique des aliments locaux à base de féculents, les résultats de dépistage du diabète de l’association JISA Togo 2023-2024 et de projeter un film documentaire sur « Comment vivre avec le diabète ». Le deuxième panel, « Facteurs de risque ajoutés du diabète et prise en charge en 2024 au Togo » a permis de rendre public la mise en place l’Education thérapeutique en officine et la prise en charge diététique et médicamenteuse du diabète au Togo en 2024. Des débats sur l’impact des facteurs environnementaux sur l’émergence des pathologies métaboliques (obésité/Diabète) ont également meublé ce panel.
Dr Serge Kodjo, Diabétologue et nutritionniste au CHU Sylvanus Olympio, président de JISA a indiqué que la célébration de cette journée donne l’opportunité d’informer objectivement les citoyens sur cette maladie qu’est le diabète. « C’est l’occasion de sensibiliser la population sur les moyens de prévention. Car lorsque le diabète est pisté tôt, cela nous permet de faire une prise en charge précoce, intensive, optimisée et agressive. Cela nous permet également d’acquérir un héritage métabolique susceptible de baisser les risques de complication que nous avons du diabète », a-t-il poursuivi.
Le chargé de programme au Bureau de la FAO au Togo, Djiwa Oyétoundé a affirmé que le thème de cette année met en lumière un aspect souvent négligé, l’impact du diabète sur le bien-être physique et mental des patients. « Vivre avec cette maladie chronique exige une résilience extraordinaire et une organisation rigoureuse au quotidien. Nous devons aller au-delà de la simple gestion glycémique pour proposer un accompagnement holistique, tenant en compte des besoins psychologiques, sociaux et émotionnels des personnes atteintes », a-t-il conclu.
ATOP/TD/JK






