
Dapaong, 17 mars (ATOP) – Un atelier consacré à l’analyse des conditionnalités d’obtention sécurisée des terres en faveur des femmes des coopératives de la région des Savanes s’est tenu les 16 et 17 mars à Dapaong.
La rencontre est initiée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT). Elle a réuni les acteurs de mise en œuvre du projet, des services techniques de la mairie de Tône 1, des membres des coopératives féminines et d’Organisations de la société civile (OSC) de la région, des chefs de villages et des propriétaires terriens.
Cet atelier fait suite à l’évaluation des actions de plaidoyers pour l’accès des femmes à la terre dans la région, tenue en décembre dernier. Le but de la rencontre est d’identifier et analyser les pistes et les contours permettant aux coopératives féminines d’accéder à des terres sécurisées pour leurs activités. Il s’est agi de réfléchir sur les démarches efficaces pour garantir aux femmes rurales la possession et l’exploitation des terres en toute sécurité.
Les travaux ont été marqués par la présentation du PAFeRT et de ses principaux résultats, suivie de l’analyse au cas par cas des conditions de sécurisation des terres. Les échanges ont permis d’aborder les conditions à réunir pour permettre aux femmes d’exploiter des terres sur une longue durée, sans être inquiétées par les propriétaires terriens.
Le secrétaire général de la préfecture de Tône, Dr. Sanwogou-Kombate Soukipièba a salué la mise en œuvre de ce projet qui témoigne l’engagement du gouvernement en faveur de l’autonomisation de la femme, un pilier essentiel du développement des communautés. Il a rappelé également l’adoption du nouveau cadre juridique relatif au foncier qui vise à moderniser la gestion des terres, à sécuriser les droits fonciers et à prévenir les conflits.
Le coordonnateur du projet, Adika Yawo a souligné que la terre est la matière première pour les femmes agricultrices et si son accès n’est pas sécurisé, il est difficile pour elles de faire des projets d’envergure sur les espaces qu’elles exploitent. Raison pour laquelle, a-t-il dit, ce projet est mis en œuvre pour donner l’opportunité aux femmes des coopératives d’exploiter les terres sur de longues durées, afin de rentabiliser leurs activités et contribuer à la sécurité alimentaire.
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