
Dapaong, 19 mars (ATOP) – Une session de recyclage des prestataires de soin de la région des Savanes sur les règles de délivrance des soins de l’Assurance maladie universelle (AMU) s’est déroulée les 18 et 19 mars à Dapaong.
La formation est organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances. Elle a pour but de renforcer les capacités des professionnels de la santé en matière d’application des règles de délivrance des prestations de l’AMU afin d’assurer une meilleure conformité, transparence et efficacité dans la gestion des soins couverts.
Il s’est agi de sensibiliser les participants sur les principes, les mécanismes, les droits et obligations liés à l’AMU, de clarifier les règles de délivrance des soins, médicaments, examens et hospitalisations, de promouvoir les bonnes pratiques dans l’interprétation et l’application du panier de soins. La rencontre vise aussi à promouvoir une culture de qualité, d’équité et de bon accueil dans la prise en charge des assurés et contribuer à la réduction des litiges et réclamations liées à une application non optimale des règles AMU.
La session a réuni le 1er jour, les prestataires de soins des préfectures de Kpendjal, Kpendal –Ouest et Tône. Le 2nd jour a été consacré aux professionnels de Cinkassé, Tandjouré, Oti et Oti-Sud. Elle a été marquée par deux modules sur « Fondamentaux de l’Assurance maladie universelle (AMU) » et « Fraudes constatées dans la prise en charge des assurés AMU et mesures de prévention ».
Le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbé Latifou s’est réjoui de cette initiative qui constitue « un pas supplémentaire et décisif dans la mise en œuvre de l’AMU, projet sociétal phare et heureuse initiative du gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil ». Il a apprécié le fait que les acteurs qui rendent opérationnel l’AMU ne perdent pas de vue les valeurs éthiques et professionnelles qui assureront au projet sa pérennisation dans l’intérêt des populations.
Le secrétaire général du ministère en charge des Assurances, Winga Dissaliba a insisté sur l’abandon des pratiques frauduleuses qui affectent la qualité des prestations de soins aux assurés et nuisent à l’AMU.
D’après le coordonnateur régional de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) des Savanes, Boussé Kossivi, les cas d’abus ou de fraudes récurrents sont l’usurpation d’identité par des non assurés et des prescriptions abusives et fantaisistes de la part des prestataires entre autres.
ATOP/JK/SED






