
Dapaong, 28 juil. (ATOP) – Les acteurs régionaux des Savanes ont validé les résultats d’une étude sur les mécanismes de sécurisation foncière des plantations du bambou, lors d’un atelier le lundi 27 juillet à Dapaong.
La rencontre est initiée par l’ONG Action réelle sur l’enfant et la femme (AREF) dans le cadre du projet « Culture durable du bambou au Togo dans la région des Savanes ». Elle a bénéficié de l’appui des partenaires israéliens « The Global Brain Ltd » (DBA The climate restoration network) et du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique.
Les travaux ont permis de partager les résultats de cette étude dont l’objectif est d’identifier les sites propices et d’analyser les mécanismes existants de sécurisation foncière. Le but est de proposer des solutions durables pour la réussite du projet et d’encourager l’investissement. Il s’agit aussi d’amener les acteurs à s’accorder sur une feuille de route de mise en œuvre du projet pour la sécurisation des sites de plantation de bambou.
Les résultats révèlent, entre autres, que les populations connaissent peu le bambou et les nombreuses opportunités économiques et environnementales qu’il offre, amenant les propriétaires terriens à hésiter à mettre leurs terres à dispositions pour sa culture. Selon l’étude, l’absence de sécurisation des terres constitue le véritable frein à l’investissement des populations, des communes et du secteur privé dans la plantation du bambou à grande échelle.
De ce constat, l’étude recommande d’établir un centre pilote démonstratif du bambou sur environ 100 hectares dans la région. Ce centre constituera une base pratique pour l’identification, l’enregistrement et la sécurisation progressive des terres pour le projet. Il servira de site de formation communautaire d’éducation, de démonstration et d’apprentissage technique sur la culture du bambou et ses usages.
Le projet envisage aussi la création du centre togolais de restauration climatique à Lomé qui sera un site de coordination et de démonstration pour des solutions climatiques et de durabilité.
Pour le secrétaire général du gouvernorat des Savanes, Kégbéro Latifou la sécurisation foncière est primordiale pour la réussite de ce projet, soulignant qu’ « aucun investisseur crédible n’accepterait de mettre son argent dans une plantation de bambou dépourvue de la sécurité foncière ». Il a indiqué que le bambou est une solution d’avenir pour la région en ce qu’il permet de fixer les sols et de lutter contre l’érosion.
Le coordinateur de l’ONG AREF, Konlam Big Paguédam a fait savoir que la région des Savanes dispose d’un fort potentiel agro écologique mais qu’il faut des terres sécurisées pour garantir la réussite du projet. « La mise en œuvre permettra de planter du bambou sur 10.000 hectares au Togo, avec pour objectif de séquestrer jusqu’à 50 tonnes de CO2 par hectare et par an ; de générer plus de 126 millions de dollars de revenus annuels grâce à la biomasse, au biochar, au crédit carbone et à l’énergie renouvelable ainsi que de restaurer les terres et de renforcer la résilience climatique », a-t-il mentionné.
Le directeur régional de l’Environnement des Savanes, Lt Col Nadjelima Balabé a pris part aux travaux.
ATOP/TKA/JK/SED






