
Dapaong, 16 sept. (ATOP) – 120 participants issus de six clubs des pères des communautés villageoises de Natchéme (Tône3), de Tchabigou (Tône 4) et de Kountone (Tône 1) ont pris part, du 11 au 14 septembre dans ces localités à une formation sur la parentalité active.
La parentalité active désigne une façon d’exercer son rôle de parent de manière engagée, consciente et participative dans le développement de son enfant.
Le père actif participe chaque jour à la vie quotidienne de ses enfants que ce soit pour les jeux, l’alimentation, l’éducation, la santé et autre.
La formation est organisée par SOS Villages d’Enfants dans le cadre des activités du projet : « Approche Régionale pour la Protection de l’Enfance et de la Jeunesse » (ARPEJ), cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et SOS Villages d’Enfants France. Elle entend promouvoir l’implication des hommes dans la prise en charge quotidienne de leurs enfants. Il s’agit aussi d’édifier les participants sur les fondements sociologiques des inégalités du genre.
La formation est assurée par les animateurs de projet ARPEJ à Natchéme, Tchabigou et Kountone. Ils sont appuyés par des agents de l’Action sociale et de la Santé.
Dans les trois communautés, les participants ont été outillés sur la vie familiale et la parentalité positive ; la parentalité active ; égalité et genre ; les droits de l’enfant et la politique de sauvegarde. D’autres modules ont porté sur le développement des ressources familiales et la gestion du budget familial ; la famille épanouie ainsi que la gestion des naissances et la prise en charge des enfants puis l’éducation sexuelle.
Selon les animateurs, il a été constaté que la responsabilité et la gestion du ménage sont laissées à la femme et c’est elle qui s’occupe de toutes les activités domestiques. C’est pourquoi, disent-il, SOS Villages d’Enfants voudrait, à travers ces formations, amener les chefs de famille à revoir la répartition des tâches dans la famille, à promouvoir la bonne communication et à mieux gérer les conflits en vue de l’épanouissement de leurs familles. A entendre les animateurs, il existe toujours le poids de la tradition, le problème d’équité genre, certaines pratiques néfastes et des stéréotypes qui gangrènent les communautés et qui sapent les efforts de la femme. Il s’avère donc nécessaire, soulignent les animateurs, de transformer cette situation pour un meilleur vivre ensemble.
Pour M. Kombaté Dok Talkidimante, responsable du club des pères de Natchéme, « cette formation nous a ouvert les yeux sur la gestion de la famille, nous avons appris beaucoup de choses qu’on ne connaissait pas et nous allons changer nos manières de vivre, de faire avec nos femmes et nos enfants pour mieux vivre. Nous remercions SOS Villages d’Enfants pour tout ce qu’elle fait pour nous ».
ATOP/BBG/DHK






