
Dapaong, 7 nov. (ATOP) – Les résultats de l’étude de la cartographie des institutions financières et les mécanismes de financement des initiatives économiques des jeunes au Togo ont été restitués et validés, le jeudi 7 novembre à Dapaong, au cours d’un atelier.
L’atelier est organisé par l’ONG Communication pour un développement durable (CDD). Il s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la prévention de l’extrémisme violent, de la cohésion sociale et de la résilience des populations dans la région des Savanes » dénommé « Savanes Tanalafia ». Ledit projet, financé par l’Union Européenne, est porté par Plan International et mis en exécution par l’ONG CDD en collaboration avec l’Association d’appui aux activités de santé communautaire (3ASC) dans les 7 préfectures de la région des Savanes.
La rencontre a regroupé les représentants des organisations de la société civile, les structures étatiques, les institutions de microfinances, les banques et les organisations des jeunes.
L’objectif de l’étude est de répertorier les institutions financières, leurs produits, services et les conditions d’accès pour le financement des initiatives entrepreneuriales des jeunes. L’étude est menée par un groupe de consultant et a ciblé deux régions économiques du Togo, les Savanes et le Grand Lomé avec un focus sur la région des Savanes.
Selon le rapport, la répartition géographique des institutions financières identifiées indique que dans les Savanes, il existe 32 institutions de microfiances et 6 banques. Ce qui fait 38 institutions financières réparties sur 11 communes sur les 16 existantes à travers 6 préfectures sur les 7 dans la région. D’après les résultats, les produits adaptés disponibles aux jeunes sont l’épargne, crédit jeune entrepreneur, crédits de consommation, prêt personnel, crédits aux entreprises, crédits immobiliers, et autres.
S’agissant des conditions que les jeunes porteurs de projets doivent remplir pour bénéficier du financement au sein des institutions des microfinances ou banques, il ressort qu’ils doivent avoir un projet d’entreprise viable, être âgé de 18 ans minimum, être ressortissants togolais et être résidents permanents au Togo. De plus, les jeunes demandeurs de crédit ne doivent pas avoir de dettes impayées, avoir un apport personnel et suivre une formation ou un coaching.
Les assises ont permis aux consultants de présenter le rapport aux participants suivis d’un débat général. Il y a eu aussi la lecture et les échanges au sein des groupes puis la présentation des observations suivie de discussions en plénière. Après la synthèse des travaux, des recommandations ont été formulées. Elles ont trait, entre autres, à la création d’un cadre de collaboration entre l’Etat, les institutions financières et les ONG pour le développement de produits adaptés aux jeunes.
Le représentant du maire de la commune Tône 1, Liglih Dawoube a signifié que cette initiative témoigne l’engagement des organisateurs à contribuer à la prévention de l’extrémisme violent et à la promotion de la paix et la cohésion sociale dans la région des Savanes en proie aux attaques des groupes armés non étatiques.
Pour le représentant de la directrice régionale de Plan International Togo, régions Kara/Savanes, Sama Adolphe, il faut que les résultats de cette étude soient vulgarisés pour permettre aux jeunes de saisir, sans attendre, les opportunités offertes par les institutions financières pour financer leurs initiatives économiques.
ATOP/BBG/KYA






