
Dapaong, 24 fév. (ATOP) – Un atelier de formation sur les Violences basées sur le genre (VBG), la protection de l’enfant et le protocole national de prise en charge des victimes de VBG s’est ouvert le lundi 23 février à Dapaong.
Ce séminaire de trois jours est initié par Plan international Togo dans le cadre de la mise en œuvre de la phase II du projet « Girls Lead ». Il réunit des encadreurs de clubs, des membres d’Organisations des enfants et des jeunes (OEJ), de mécanismes communautaires de protection de l’enfant et d’organisations à base communautaires (OBC) des 4 communes de la préfecture de Tône. Le but est de doter ceux-ci de compétences nécessaires pour être des parajuristes afin d’accompagner les victimes des VBG dans leurs communautés. Il est question de contribuer à l’amélioration de la prévention, du signalement et du référencement pour une prise en charge appropriée des cas d’abus, de VBG et de violation de tous autres droits de l’enfant
Les participants seront renseignés notamment sur le projet Girls Lead 2 et le contexte des VBG au Togo, les notions fondamentales sur les VBG, les normes sociales, les droits de l’enfant, le cadre juridique et les mécanismes de protection de l’enfant. Ils suivront des communications également sur le protocole national de prise en charge des victimes de VBG, le circuit de signalement et la coordination entre les acteurs impliqués dans la lutte. Les rôles et responsabilités des parajuristes, la confidentialité, l’éthique et la sécurité des victimes, les techniques d’écoute de conseil et d’accompagnement des victimes, ainsi que l’orientation vers les services juridiques et psychosociaux sont au menu de la formation. Il sera question en outre pour les participants d’élaborer un plan d’action pour mieux coordonner les actions sur le terrain et lutter efficacement contre les VBG.
Le directeur préfectoral des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance de Tône, Pikéli Djibril a fait savoir que le protocole national de prise en charge garanti une réponse coordonnée et multisectorielle fondée sur la confidentialité, le respect de la dignité des victimes, la sécurité, l’intérêt supérieur de l’enfant, l’accès aux services médico-psychosociaux et judiciaire. « Il ne s’agit pas seulement d’un document technique mais d’un cadre d’action qui renforce la collaboration entre les services sociaux les forces de sécurité, la justice, les structures sanitaires et les Organisations de la société civile (OSC).
Pour la coordinatrice du projet Girls Leads 2, Mme Célestine Awidina, le protocole de prise en charge n’est pas assez connu des acteurs pour sa mise en application effective, raison pour laquelle cette formation est initiée afin de s’assurer de la vulgarisation dudit protocole. Elle a rappelé que l’objectif du projet Girls Lead 2 est de renforcer les jeunes et surtout les filles et organisations de manière à les amener à transformer les croyances et pratiques préjudiciables pour plus d’égalité.
Le lancement des travaux s’est déroulé en présence du maire de la commune de Tône 1, Mme Léne Nanwabe Mélanie.
ATOP/JK/BV






