
Lomé, 18 juin (ATOP) – « Innovation technologique et capital humain pour l’avenir du transport aérien en Afrique » est le thème débattu le jeudi 18 juin à Lomé, 4è jour de la 1ère convention et exposition africaines du transport aérien.
Cette session a permis aux panélistes de discuter d’une meilleure connectivité numérique et la modernisation des programmes de formation pour un accompagnement adéquat du secteur aérien africain. Les experts ont relevé que la technologie est essentielle pour relever les défis de l’aviation, notamment les contraintes d’infrastructures, de main-d’œuvre et de décarbonisation.

Ce point de vue a été partagé par le directeur de la Technologie du Singapour, Kuan Teoh, qui a mis en avant la digitalisation, la connectivité numérique et les partenariats technologique, comme leviers de modernisation du secteur de l’aviation. Il a aussi mentionné la recherche des solutions abordables, durables et adaptées aux réalités nationales et régionales. « La réussite de la transformation numérique de l’aviation repose avant tout sur une vision politique claire, des objectifs opérationnels bien définis et une harmonisation des systèmes afin de répondre efficacement aux défis futurs du secteur », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le directeur général de la société des Aéroports de Zambie (ZACL), Mafunase Ngosa Maleka, a signifié que le potentiel des drones et de l’intelligence artificielle sont nécessaires pour transformer le secteur public en Afrique. Selon lui, au-delà de la technologie, il est important d’intégrer ces innovations dans les politiques publiques efficaces, notamment, les domaines de la santé, de l’agriculture et des inspections aéroportuaires. M. Ngosa Maleka a ensuite plaidé pour l’adaptation des cadres règlementaires à travers la mise en place d’un guichet unique regroupant les acteurs de la défense, de la sécurité et des technologies de l’information et de la communication, afin de consolider un déploiement sécurisé des drones. « Pour bâtir un écosystème africain de l’aviation civile plus intégré et résilient, il faut harmoniser les règlementations régionales et une meilleure exploitation des données opérationnelles », a-t-il dit.
L’enseignant chercheur de Bénin business school, Dr. Arnauld Gaba a relevé que la formation dans le secteur aéronautique africain doit être davantage alignée sur les besoins réels des compagnies aériennes, aéroportuaires, des services de manutention et organismes de sûreté. Il a préconisé la mise en place de mécanismes réguliers d’évaluation des compétences, en s’appuyant sur les audits de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et les études menées avec la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), afin d’anticiper les besoins futurs. Dr. Gaba a insisté sur l’importance de moderniser les programmes de formation, de les rendre plus accessibles financièrement et d’associer les opérateurs de terrain, les universitaires et les professionnels du secteur à l’élaboration des règlementations. « Le principal défi demeure la rétention des talents. Au-delà des salaires, les jeunes professionnels qualifiés doivent être pleinement intégrés aux processus de décisions afin de renforcer leur engagement et de limiter la fuite des compétences », a-t-il relevé.
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