
Kpalimé, 10 déc. (ATOP) – Les travaux de la quatrième session ordinaire de l’année 2025 de la commune Kloto 2 ont été ouverts, le vendredi 5 décembre à Kpimé-Séva, par le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin.
Prévue pour dix jours, cette session porte sur trois points : l’adoption du règlement intérieur de la commune, la mise en place des commissions permanentes et l’étude suivie du vote du budget primitif 2026.
Dans son adresse, le préfet de Kloto a donné des orientations au conseil communal, en particulier à l’exécutif. Il a insisté sur une gestion réaliste, adaptée aux besoins exprimés par les populations. « Lorsque vous êtes sur le terrain et que les prévisions ne sont pas en phase avec les réalités, il faut les réviser. On ne peut pas vouloir atteindre des chiffres pendant que les populations crient », a-t-il déclaré. Il a également invité les services déconcentrés de l’Etat à soutenir la commune dans l’accomplissement de ses missions. « Notre travail, c’est de contrôler la légalité de vos actions, mais aussi de vous appuyer dans la mobilisation des ressources et le recouvrement », a rappelé le préfet.
Le maire de Kloto 2, Eho Kodzo Mawuena, a souligné que la commune dispose d’un important potentiel, mais fait également face à des fragilités auxquelles il faut apporter des réponses concrètes. Il a appelé à une réforme du système de mobilisation des recettes afin de le rendre plus efficace, plus juste et plus transparent.
Le maire a également mis l’accent sur la nécessité de réhabiliter les pistes rurales, de moderniser l’administration municipale et d’accompagner les villages dans leur développement. Il a insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux jeunes, aux femmes et aux personnes vulnérables.
S’agissant de la gouvernance, M. Eho a affirmé vouloir instaurer un modèle reposant sur la transparence, la discipline, l’efficacité et un dialogue permanent : « Nous ferons de la concertation une méthode de travail. Chaque décision sera débattue, chaque investissement justifié, chaque projet suivi avec rigueur. Nous devons rompre avec les pratiques qui affaiblissent la confiance des citoyens et instaurer un modèle de gestion qui rassure ».
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