
Sokodé, 27 fév. (ATOP) – Une table ronde a réuni les acteurs impliqués dans l’opération de salubrité publique « Togo Propre » le jeudi 26 février à Sokodé.
L’activité est initiée par le ministère de la Justice et des droits humains, en charge de l’Education à la citoyenneté. Elle fait suite à celle tenue à Lomé, avec les acteurs concernés par cette initiative. Cette table ronde a permis de recueillir les avis, suggestions et propositions des premières personnes impliquées dans cette activité au niveau du chef-lieu de région dans l’optique d’améliorer le travail qui se fait déjà dans les communes.
Au cours des échanges, l’opération « Togo Propre » a été revisitée sous différents axes après la présentation d’un petit exposé bilan ayant permis d’apprécier son organisation et son déroulement après onze mois d’activités à Lomé. Il a été question de voir au niveau des stratégies de mobilisation et de communication, la logistique utilisée, la sécurité qui encadre l’évènement et surtout la coordination qu’est ce qui est fait et quelles sont les difficultés rencontrées. Les discussions ont permis de formuler des recommandations pour redynamiser cette opération.
D’après le chef division chargée des relations avec les médias à la direction de la Formation civique, Agano Koffi Mélagbé, le ministère de tutelle a constaté que malgré les appels répétés des dirigeants aux populations, les concitoyens peinent à intégrer, dans leurs habitudes, ce réflexe de mettre toujours au propre leur environnement immédiat. Il explique que le passé, le pays était envié dans la sous-région pour sa propreté mais l’introduction de la démocratie mal comprise a fait ressortir des comportements mettant à mal la salubrité du pays. C’est ainsi, dit-il, que le gouvernement, pour y remédier, a décrété une journée de salubrité tous les premiers samedis du mois. L’orateur a affirmé que cette journée a connu un engouement qui a été freiné avec l’arrivée de la pandémie de la Covid-19. Il a poursuivi qu’après cette crise sanitaire, suite aux instructions données pour relancer cette journée, le ministère a organisé une première table ronde qui a ressorti des actes à revoir pour que l’opération soit un succès. Après onze mois d’activités, dit-il, une deuxième table ronde a été encore organisée pour évaluer l’activité à Lomé. Pour lui, c’est faisant suite à cette dernière rencontre, qu’ils ont été instruits d’entreprendre une tournée d’échange avec les acteurs régionaux sur cette initiative.
Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits humains et directeur de la Formation civique, Talim Anathère, a salué la participation active des parties prenantes qui a permis, entre autres, de plancher sur la coordination à mettre en place au niveau communale, préfectorale et régionale pour savoir en temps réels ce qui se fait dans tout le pays au cours de l’opération « Togo propre ».
Le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a proposé que le ministère de tutelle fasse des démarches auprès de celui en charge de l’Administration territoriale pour que le respect de l’opération « Togo Propre » soit un critère parmi ceux qu’on considère pour attribuer le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT).
Cette table ronde a regroupé les maires ou leurs représentants des quatre communes de Tchaoudjo et leurs services techniques ainsi que les structures impliquées dans l’environnement et la citoyenneté. Après Dapaong et Kara, Sokodé est la troisième étape de cette tournée régionale d’échanges qui se poursuivra dans les autres chefs-lieux de région.
ATOP/MEK/BV






