
Dakar, 8 oct. (ATOP) – Une mission régionale de benchmark a réuni, du 29 septembre au 2 octobre, des délégations des ministères de la Santé du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de Djibouti et de la Gambie, aux côtés de partenaires académiques, techniques et financiers, dont l’OMS, l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et Gates Foundation, entre autres.
Cette mission est initiée par Galien Africa, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal. Elle s’inscrit dans la dynamique régionale initiée lors du dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025, avec l’ambition de faire de l’apprentissage entre pairs un levier d’accélération de la vaccination et de réduction durable du nombre d’enfants zéro-dose.
Quatre jours pour comparer, observer, analyser et agir
La mission a combiné partage d’expériences, visites de terrain, travaux de groupe et élaboration de feuilles de route. Les délégations ont d’abord présenté leurs difficultés, innovations et bonnes pratiques en matière de vaccination et de prise en charge des enfants zéro-dose, avant d’observer au Sénégal plusieurs dispositifs auprès de la Direction de la Prévention / Division de l’Immunisation et du district Dakar Centre.
Les visites ont permis d’examiner l’utilisation combinée d’outils de gestion des stocks, de suivi de la chaîne du froid, des équipements et de distribution des vaccins. Elles ont aussi montré l’importance de l’accompagnement humain dans la transformation numérique : après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est passé de 50 % à plus de 90 %. A Dakar Centre, des interventions mobiles entre 16 heures et 20 heures ont illustré l’intérêt d’adapter l’offre vaccinale aux réalités des familles.
Les échanges ont également valorisé des approches communautaires telles que la « Ronde des jeunes filles », fondée sur les pairs et la confiance pour renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV.
Au-delà de l’observation, les participants ont analysé les conditions de passage à l’échelle et à l’adaptation des pratiques aux contextes nationaux. Les échanges ont porté sur le financement domestique et territorial, les mécanismes innovants de mobilisation des ressources, la participation active des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation, la motivation et le financement des acteurs de santé communautaire. Ces discussions ont permis d’alimenter les feuilles de route nationales élaborées.
Des priorités communes pour transformer durablement les systèmes
Les travaux de groupe ont fait émerger quatre leviers structurants. Il s’agit de : financement domestique plus durable et innovant, incluant collectivités territoriales, secteur privé, responsabilité sociétale des entreprises et partenariats public-privé ; gouvernance multisectorielle associant santé, éducation et collectivités ; digitalisation, interopérabilité des données et le suivi nominatif des enfants ; et enfin participation communautaire plus active, appuyée par la formation, la professionnalisation, la motivation et de meilleures conditions d’intervention des acteurs communautaires.
Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations traversent l’ensemble des feuilles de route notamment le suivi nominatif digital des enfants et le renforcement du financement domestique. Les engagements nationaux traduisent ainsi le passage du partage d’expériences à des actions concrètes, adaptées aux réalités de chaque pays.
ATOP/Communiqué Galien Africa






