
Tsévié, 11 juin (ATOP) – Un atelier régional de présentation et de pré validation du projet de Déclaration de politique foncière (DPF) du Togo s’est tenu le mercredi 10 juin à Tsévié. Les acteurs du foncier de la région Maritime ont apporté leurs contributions pour l’amélioration du projet de Déclaration.
Cette rencontre s’inscrit dans le processus national de consultation des parties prenantes en vue de l’élaboration d’une politique foncière consensuelle, inclusive et adaptée aux réalités territoriales du pays. Organisé par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme avec l’appui financier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’atelier de Tsévié marque l’étape de la région Maritime, de ces consultations régionales. Il a réuni des chefs traditionnels, des professionnels du foncier, des géomètres, des urbanistes, des magistrats, des directeurs centraux ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la gouvernance foncière.

L’objectif général de ces assises régionales est d’amender, de manière participative et inclusive, le projet de Déclaration de politique foncière. À travers cet exercice, le gouvernement entend consolider un document consensuel, prendre en compte les spécificités territoriales et sectorielles, favoriser l’appropriation du texte par les acteurs concernés et recueillir leurs contributions. Les observations et recommandations issues de ces rencontres serviront à enrichir la version finale de la Déclaration de politique foncière avant son adoption.
Les travaux ont porté sur la présentation du diagnostic du secteur foncier et du projet de Déclaration de politique foncière, suivies, de travaux de groupe, d’échanges en plénière et de restitutions destinées à recueillir les amendements et propositions des participants.
Le gouverneur de la région Maritime, Taïrou Bagbiégue, a rappelé que le foncier constitue une ressource stratégique pour le développement économique et social du pays. Selon lui, malgré les avancées enregistrées avec la promulgation de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant Code foncier et domanial, plusieurs défis demeurent, notamment la complexité des procédures, le coût relativement élevé des titres fonciers et l’insuffisance de coordination entre les différents acteurs. Il a souligné que ces difficultés favorisent les conflits fonciers récurrents qui représentent une part importante des contentieux judiciaires. « Une politique foncière durable ne se décrète pas, elle se construit avec les populations », a-t-il déclaré, invitant les participants à enrichir le document par des contributions constructives tenant compte des réalités locales.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Edoh Komla, a expliqué que l’élaboration de la Déclaration de politique foncière, engagée depuis 2024, vise à définir une vision claire et partagée de la gestion foncière pour les années à venir. Il a invité les participants à s’exprimer librement afin que leurs préoccupations et propositions contribuent à la finalisation d’un document fédérateur et adapté aux besoins des populations.
Le représentant du chargé de bureau de la FAO au Togo, M. Karimou Souley, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Togo dans ses efforts de réforme et de sécurisation foncière.
ATOP/AM/MD/KYA






