
Tsévié, 19 déc. (ATOP) – Plan International Togo et ses partenaires ont organisé, le jeudi 18 décembre à Tsévié, une revue bilan des principaux résultats mettant fin au projet « Promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs universels des adolescents vulnérables en Afrique de l’Ouest-Togo, région Maritime », dénommé « Ma Santé-Mes Droits ».
L’objectif est de partager les résultats du projet avec toutes les parties prenantes, de rappeler les rôles et responsabilités des différents acteurs après la fin du financement du projet puis célébrer les succès enregistrés.
Selon la synthèse des résultats, il ressort que le projet « Ma Santé-Mes Droits » a permis d’enregistrer des avancées majeures en matière d’Education aux Valeurs et à la Santé Sexuelle (EVSS). Il a favorisé la participation communautaire et l’amélioration de l’offre de services de santé adaptées aux adolescents et aux jeunes dans les préfectures de Zio, Yoto et Vo.
Sur le plan institutionnel, les thématiques nationales d’EVSS ont été intégrées à l’outil de suivi des inspections scolaires dans la zone du projet, garantissant leur prise en compte durable lors des contrôles pédagogiques. Au total, 928 enseignants dont 105 femmes ont été formés à l’EVSS et déployés désormais dans 187 établissements scolaires dont 75 écoles primaires. D’après les résultats, grâce à la paire éducation, 52.180 élèves dont 24.210 filles ont été directement sensibilisés. Pour renforcer ces actions, 12 collèges et lycées ont été dotés de kits de sonorisation et 18 établissements scolaires équipés de tablettes pour l’animation du jeu de dilemmes en santé sexuelle. De plus, l’engagement des jeunes a été fortement renforcé ; 2.676 pairs éducateurs dont 1.254 filles et jeunes femmes ont été formés en milieu scolaire et hors-école.
En matière de gouvernance locale et de redevabilité, 28 acteurs communautaires dont 9 femmes issus des communes Yoto 1, Vo1et Zio 1 ont été formés à l’évaluation des services de santé selon la méthodologie du Young Citizen Score. Ce processus a été conduit dans six communes (Zio 1 et 3, Yoto 1 et 3, Vo 1 et 3) et a abouti à l’élaboration et au suivi de six plans d’action communaux visant l’amélioration des services de santé sexuelle et reproductive des adolescents.
Des recommandations sont, entre autres, la poursuite de l’éducation aux valeurs et à la santé sexuelle au cours primaires qui reste un immense chantier non encore touché. Il est aussi recommandé de promouvoir l’EVSS en milieu communautaire pour les adolescents et de renforcer les organisations d’enfants et jeunes pour une meilleure collaboration avec les instances décentralisées.
Des témoignages sur les impacts positifs du projet sur les bénéficiaires et la remise des attestations de reconnaissance aux acteurs qui se sont particulièrement distingués par leur engagement et leur contribution à la réussite du projet ont aussi meublé la rencontre.
Pour le directeur régional de l’éducation de la Maritime, Aholou Kokou, la concrétisation de toutes les actions pour assurer une éducation adéquate, trouve son ancrage dans l’axe stratégique : « Amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages » du ministère de l’éducation nationale qui ambitionne un système éducatif résilient, équitable, et tourné vers l’avenir pour répondre aux besoins sociaux de l’heure. M. Aholou a relevé que les questions de la sexualité restent des sujets tabous, c’est pourquoi, dit-il, « ce phénomène des grossesses précoces prend de l’ampleur. Le représentant résident de Plan International Togo, Ousseynou Samb a fait savoir que la thématique de santé et droit sexuel et reproductif occupe une place centrale dans l’action de Plan International Togo. D’après lui, elle constitue d’ailleurs un pilier majeur de leur stratégie pays 2024-2028 qui vise à garantir que chaque enfant et chaque jeune en particulier les filles puissent exercer pleinement ses droits, faire des choix éclairés et vivre à l’abri des violences, des discriminations et des grossesses précoces.
D’une durée de 3 ans et demi, le projet « Ma Santé-Mes Droits » a couvert trois préfectures de la région Maritime (Zio, Yoto et Vo). Il est financé à hauteur de 1.571.839.585 F CFA par l’Union Européenne (UE) à 90% et Plan BØRNEfonden Danermark à 10% à travers DANIDA. Le projet couvre six pays : Bénin, Burkina Faso, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Sierra-Léonne et le Togo. Au Togo, il a été mis en exécution en partenariat avec l’ONG la COLOMBE et les ministères de la (Santé, Education, des Solidarités, justice et des Droits humains). ATOP/BBG/SED






